MI LADY, LOUISE
(Louise entre treuihlanlc et se tient fort éloignée de niilady, qui reste assise c le dos tourné, mais qui cianiiuc aUeulivemciil pcudanl un moment Louiseï dans une glace qui lui répète l'image : après un as.sez long silence, Louise prend la parole.)
LOUISE
Madame, je me rends à vos ordres, pardon.
Ml LADY se retourne vers Louise, et la salue d’un monrement de tète froid et haulaiii.
Ah ! c’est vous... qui... Comment vous appelez-vous donc?
if'J
Une certaine... non... votre père?..
LOUISE, un peu offeotie.
Il se nomme
Miller... et c’est le nom d’un parfait hoimèle homme. Vous avez désiré me voir, et me voici.
HILADT.
Bien, bien, je me souviens!., on en parlait ici, Ton père est organiste?..
(a pari.)
Une mise décente
Qu’elle porte sans goût... figure intéressante.
Sans beauté.
(a Louise.)
Çà, ma belle, approchez!
(Louise approche.)
C’est cela!
(a part.)
Us viennent de pleurer! j'aime ces grands ycux-là. Venez ciicor plus près!
(Louise hésite.)
Eh bien ! nnais, sur mon Ame,
Je te fais peur, je crois?
LOUISE, s’approchant arec noblesse.
A moi ! non, non. Madame !
M ILADT,i part.
C’est de lui qu’elle a pris cet air de dignité!
(Haut.)
Écoutez, mou enfant, j’aime cette fierté;
Elle part d’un grand cœur; je veux, Mademoiselle, Vous garder près de moi... vous êtes jeune... belle... Vous avez de l’aisance et de l’instruction,
Vous êtes digne enfin de ma protection...
On ne m’a pas menti!
LOUISE
Je n’ai chargé personne
Du soin de me placer... et .Madame est trop bonne. Mon .secret protecteur aurait dû m'avertir.
MILADY
Pourquoi?