‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 76 sur 90 · MILLER, LOUISE · texte numérisé non relu

MILLER, LOUISE

Elle n’est pas ici non plus; c’est inutile D’espérer plus longtemps. J’ai parcouru la ville,

La demandant partout; il n’est pas de maison Où je ne sois entré : j'en perdrai la raison!

Ou n’a vu nulle part ma pauvre enfant...

(Appelant.)

Louise !

Ail! j’ai pensé mourir en sortant de l'église.

Je m’étais dit ; le ciel est bon, il m’entendra!

(L'u repos.)

Ma part de paradis à qui me la rendra !

Palience, Miller! si ta Louise est morte,

Ce que le flot entraîne, un jour il le rapporte !

Palience! demain peut-être on trouvera Ton unique trésor sur la plage... on dira :

C’est la fille à Miller! vous savez, ce vieil liomme Qui vivait pour l’aimer... Je l’aimais trop en somme ;

Le bon Dieu ne veut pas tpie l’on aime aussi fort Poiit-ètre! el'me punit! Ob! mon Dieu! si j’eus tort,

Je ne murmure pas!., pourtant, est-coma faute?..

Si je trouvais mon cœur trop petit pour son hôte,

C'e.st vous (|ui l’avez fait, ce cœur que vous frajipez Cruellemeiil, mon Dieu !

(il se jette avec désespoir sur une chaise.)

Père, vous vous trompez!

Me voilà! vous pleurez! vous faites bien... d’avance 11 faut s'habituer, mou père, à la souffrance...

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