‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 77 sur 90 · LOUISE >!II,I.EU · texte numérisé non relu

LOUISE >!II,I.EU

MII-I-EK, s’avanfjaut vers elle.

Mon enfant! mon tré.'^or que je croyais perdu I

(il tombe à genoux.)

Merci! Dieu tout-puissant ! vous m’avez entendu.

(se relevant.)

C’est bien elle... réponds... c’est bien toi, ma Louise.

(il la caresse.)

Je vois que j’ai bien fait d’entrer dans cette église !

(Vn repos.)

Mais que faisais-tu là, dans cette obscurité?..

Et seule.. ^ parle-moi !..

LOUISE

Père !.. l’éternité

Ne laisse jamais seule... et c’est dans le silence Qu’elle parle à nos cœurs...

MILLER

Sa tèle est en démence.

Oh! je préférerais l’entendre sangloter Que de la voir parler ainsi sans s’écouter...

Oui, j’en souffrirais moins...

LOUISE, comme dans uu râve.

Souffrir! je suis heureuse' D’un horrible combat je sors victorieuse ! '

Oh! l’amour est plus fort (pie la perversité!

Les méchants ne sont pas à craindre, en vérité!

Il ne sait pas cela, l’homme au cordon sinistre...

Sans doute, il peut bien être un excellent ministre;’

S’il s’agit de la tète... être profond, puissant!..

Mais s'il s’agit du cœur, c’est un terrain glissant;

Les méchants n’y sauraient mai elu r sans qu'on les aide !.. A la mort, n’est-ee pas, tout doit céder!., tout cède !..

Tout, jusques au serment... Us morts jieuveiit parler! Walter me connaîtra!..

(Elle montre une lettre et fait quelques pas vers la porte.) MILLER.

Ne crois pas t’en aller!

(il lui arrache la lettre.)

Qu’cst-ce que cette lettre ?..

Oh! tâchez de la lire...

C’est une lettre morte; elle ne peut rien dire.

Elle vit pour lui seul.. . Comme il a dû souffrir!

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