‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 83 sur 90 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MILLER, FERDINAND, plongé dans une profonde rèrerie. MILLER.

Ferdinand! oh! tenez!

A celte heure, où tous trois, nous sommes condamnés. Donnez-moi votre main, je ne sais plus maudire;

Cependant, écoulez ce que je vais vous dire :

Il faut vous éloigner, il faut fuir! je le veux!

Jurez-moi de céder au dernier de mes vœux,

Car rester plus longtemps ici serait un crime.

Si ce pauvre vieillard mérita votre estime...

FERDINAND

Toujours! je n’ai jamais cessé de vous aimer!

Le désir qu’à l’instant vous venez d’exprimer.

Était aussi le tnieii; les grands cœurs se comprennent!

(Paraissant réfléchir.)

Ils peuvent empêcher ce départ, s’ils l’apprennent...

Qui? 4

FERDINAND

Cefix qui m’ont réduit à partir, il faut donc Que vous alliez vous-même au palais... Oh! pardon!

J’ai dit : il faut!

MILLER

Parlez! pour vous, je puis tout faire.

Page 1