‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 9 sur 90 · MILLER, SA FEMME, LOUISE · texte numérisé non relu

MILLER, SA FEMME, LOUISE

LOUISE Ta à soQ père et lui serre la main.

Bonjour, père I

MILLER, avec tendresse.

Bravo! ma Louise, ta vie Se pa.sse à prier Dieu ; j’eii ai l’àme ravie.

Agis toujours ainsi. Dieu te protégera.

LOUISE

Oh! j’ai bien des péchés dont il se fâchera!

MILLER

Il est bon et pardonne !

LOUISE, à sa mère.

Est-il venu ?.. non 1

MILLER

Qui?

LOUISE

Hélas! il n’est pour moi qu’un seul homme, c’est lui ! Oh! ne me grondez pas... ma tète est si malade!

(a sa mère.)

Walter n'est pas ici?..

(\ son père.)

Comme je suis maiissaiie !

Pardon, père, pardon !.. mais je pensais le voir...

MILLKR.

En sorlant de l’église, on ne devrait savoir Qu'un nom : celui de üieu!

LOUISE

Je vous comprends, mon père; C’est trop tard; Ferdinand a tout pris... Mais j’espère... • Mon adoration remonte an Créateur,

J’adore le tableau; mais il en est l’auteur:'

Dans cet état, le cœur ne sait ce qu'il éprouve;

Je cherche Ferdinand, et c’est Dieu que je trouve ;

Et quand j’appelle Dieu, c’est Ferdinand qui vient ;

C'est que Dieu sait ou va mon âme et s’en souvient !

MILLER

Où vas-tu?.. Que fais-tu ?.. Réponds! Je vois la honte Augmenter et grandir comme le flot qui monte;

El que deviendras-tu, quand l’heure sonnera,

Où ce damné major, enfant, te quittera?..

LOUISE

Lui ! me quitter !.. jamais!., oh ! jamais, je l’espère ;

Vous ne connaissez pas mon Ferdinand, mon père !

MILLER

Je connais le ministre, et je te dis, enfant,

Que c’est un fol amour, que tout te le défend.

Ton repos, ton honneur... Je donnerais ma vie.

Pour que ce Ferdinand ne t’eût jamais suivie !

LA FEMME, de la porte.

Le voilà!., taisez-vous!..,

MILLER, embrassant Louise, avec des larmes.

Adieu!.. Non... je t’attends.

Surtout, songe au ministre...

LOUISE, grave.

Allez! je vous entends!..

(Miller sort; — entre Ferdinand.)

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