‹ Louisiane, Mexique, Canada [microforme]Chapitre 31 sur 53 · JUS · texte numérisé non relu

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Il est pourtant impossible d'arriver à la Nouvelle-Orléans sans être immédiatement stupéfait du grand air que présente la vieille Cité du Croissant au milieu de ses désordres.

Pareille à la vieille marquise ruinée dont on sent encore la race sous les manteaux râpés 11 faut convenir qu'on y retrouve la tiace des glorieuses nations qui sy sont échangé l’honneur d'y répandre a foi, la délicatesse, la touche artistique des races latines.

La Nouvelle-Orléans, fondée par des Français, bâtie par des Espagnols, instruite par des Français, a conservé toutes les qualités ot tons les défauts des races qui s'y sont succédérs,

Pour ne parler que du quartier françnis, qui seul offre un cachet spécial, c'est merveille de voir le bariolage de style, de

mors que l'on y rencontre à chaque pas.

Prenons une des grandes rues, par exemple, la rue Royale : elle est étroite comme les rues françaises, mal pavée, avec des trottoirs inposstbles, sur lesquels on ne peut marcher en temps de bouc. A chaque pas une dalle se dérange et return éclaboussant d'une facon souvent indiscrète votre voisin ou votie Voisine,

La rue est obscurcie par une nuée d'enseiones de toutes couleurs, de toutes formes, de toutes dimensions, qui donnent an ciel une apparence de crazy quilt.

Les magasins sont surplombés par des balcons aux jalousies baissées où les belles Créoles, nonchalaminent étendues dans des berceuses, vêtues d'un long peignoir blanc, le pied chaussé de minces sandales, écoutent on s'éventant avec une feuille de Tatanier, des histoires que leur conte avec son gros

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