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sons
du erû que chante son fils, bambin créole, vêtu uniquement d'une courte chemise.
Tout ce mélange de patois français, de balcons espagnols, de réclames Re core frappe au premier coup d'ail et inspire Île désir de se Hier avec ces gens qui señinient si heureux et si insouciants de la vie.
Le triomphe de la Créole, cest la promenade du dimanche après la grandmesse.
Foncierement catholique, comme tout descendant de race française, la Créole assiste régulièrement à l'office du dimanche à la cathédrale française, la cathédrale Saint-Louis.
Après l'office à lieu la promenade fashionable qui se fait au Marché François sur le bord du fleuve,
Au milieu d'un immense marché, tenu avec la propreté la plus scrupuleuse, une foule bigarrée en habits de fête monte et
descend en caquetant et flirtant.
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Les bouchers, tous français, et qui plus est, tous gascons, sont là, devant leur étal, en grande tenue, chemises blanches à boutons d'or, manchettes et tabliers blancs.
Ils débitent la viande avec la même grâce et la même netteté qu'un commis de Siraudin peut mettre à servir une livre de marrons glacés.
Autour d'eux tournent et retournent les Jeunes Créoles, au type opulent, aux brunes torsades, poussées sous les soleils des tropiques et alliant à la vivacité et à la gaité de la française, la splendeur du type espagnol.
Rien ne peut rendre l'impression que produit le mélange et la diversité des couleurs dans cette cohue.
Les toilettes des Créoles aux nuances multiples, les madras insensés des vieilles négresses, tous ces visages dont la gamme
arie du noir de Jjais au blanc d’albâtre, se
lus tal,