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Quinze Jours après, nos préparatifs étaient terminés, et nous prenions, au Détroit, la ligne du Grand-Tronc pour Chicago. Notre grande entreprise nationale, le Pacifique Canadien était encore un projet en l'air qui hantait le cerveau de quelques enthousiastes suspects auprès des esprits forts d'avoir plus d'imagination que de lest au fond des idées.
Chicago, par exemple, existait déjà avec ses rues aussi droites qu'innombrables ; mais notre séjour y fut de courte durée.
Nous éticns en été, le temps était beau, le
voyage par eau offrait done tous les avan-
tagres.
Après avoir côtoyé les rives de la Riviere Rouge du Nord, comme on disait alors, un petit paquebot, puis un humble bateau nous transportait à petites Journées jusqu’à Fort- Garry, aujourd'hui Winnipeg.
Je me rappelle maintenant avoir écrit de
là à notre excellent professeur, M. Wilson, une lettre qui, pour moi, était ce que les Anglais appellent conscience money, lorsque poussés par le remords ils adressent au ministère des finances quelques farthings de taxe soustraits un jour à la vigilance du
fisc. Ma lettre était tout bonnement une