PRINCIPALES GUÉRISONS
Madeleine Latapie , âgée de 18 ans, phtisie avancée, qui date de 4 ans. Le 27 août, à midi, après avoir bu deux verres d'eau de Lourdes, devant la Grotte, elle ressentit un bien-être soudain, et sa guérison, instantanée et complète, ne s'est jamais démentie depuis. Voici la déclaration du médecin qui a suivi toutes les phases de sa maladie :
« Je, soussigné, déclare que Madeleine Latapie, âgée de 18 ans, atteinte d'une extrême anémie et de phtisie au deuxième degré, depuis 4 ans, se trouvait dans un tel état de prostration que les ressources de l'art étaient impuissantes à enrayer le mal, ainsi que l'ont déclaré plusieurs médecins d'accord avec moi.
» Sans savoir par quelle cause, je la revois subitement guérie ; j'affirme que cette guérison excite mon étonnement, au plus haut degré, ainsi [que celui de toute la commune.
» Adé, 19 mai 1869.
» Dr C. Larré. »
Annales, tome II, page 66.
Dp Larrk, Adé, 19 mai 1869.
Cette malade a été vue en consultation par le Dr Dulac et par plusieurs médecins qui la déclarent incurable, etmenacéed'une mort prochaine.
Le Dr Larré reste sur le terrain médical. Il apprécie le fait en lui-même, sans vouloir
MmcClotildede La Rivière.
Dr Regnault, professeur à l'é cole de Rennes.
l'interpréter, et dans toute l'indépendance de son caractère.
Mme Clotilde de La Rivière, en religion, Sr Marie de saint Paul, atteinte d'une tuberculisation pulmonaire, remontant à plusieurs années.
Au moment de son agonie, guérison subite etbien imprévue. Observation publiée.
Annales, tome 2, page 187.
Sr Jeanne de Jésus.
Annales, tome 5, page 77.
Sl'MarieRégis.
Le médecin de la communauté.
Le médecin de Nice.
Monseigneur l'Evêque d'Amiens, par Une lettre datée du 15 février 1870, envoie à Lourdes la relation de la guérison de Sr Jeanne de Jésus. Cette religieuse présentait, depuis plusieurs mois, les symptômes d'une phtisie avancée. Dans une neuvaine faite à Notre-Dame de Lourdes, le 24 décembre 1869, elle retrouva subitement la santé.
Soignée longtemps par le médecin de sa communauté, Sp Marie Régis fut envoyée à Nice. Le climat ne put enrayer les progrès de la maladie de poitrine. Elle revient, sur les conseils du médecin de Nice, respirer l'air natal. La maladie s'aggrave à tel point que la mort paraît imminente, pendant qu'on lui porte le Viatique.
Le dernier jour d'une neuvaine à Notre- Dame de Lourdes, elle sent renaître en elle une force nouvelle, se lève, s'habille
seule, et soudain retrouve la santé et reprend ses occupations.
Maladie de poitrine qui date de trois ans et a résisté à tous les traitements. « Je dois déclarer dit le Dr Fabre, qu'à son retour de Lourdes, Mlle Gibert ne m'a plus présenté aucune trace des symptômes que j'avais constatés et que chez elle la santé était pleinement revenue. »
Marseille, 9 août 1872.
Dr Fabre,
MUe Gibert.
Dr Fabre, professeur à l'Ecole de Marseille.
« J'ai fait à votre fille, disait le Dr Dugas à M. Gibert, deux visites assez prolongées, j'ai constaté un état d'amaigrissement squelettique, une faiblesse extrême, elle pouvait à peine rester debout, elle avait une horreur profonde pour les aliments, était tourmentée par une toux fatigante, avait des paroxysmes de fièvre, enfin les résultats fournis par l'examen de la poitrine étaient rien moins que satisfaisants.
» Tous m'apprenez la guérison subite, imprévue, spontanée de Mlle votre fille, opérée en quelques minutes à la Grotte de Lourdes, je ne puis que remercier Dieu du fond du cœur de vous avoir donné cette marque de protection spéciale.
» Vous pouvez faire de ma lettre l'usage que vous jugerez convenable, elle est l'expression exacte de la vérité. »
Dr Dugas
Dr Dugas, médecin des épidémies , chevalier de la Légion d'honneur.
Baptistine Alexis, 33 ans.
DrFxBRB,22 octobre 1873.
Baptistine Alexis, âgée de 33 ans.
Je soussigné, médecin en chef des hôpitaux, professeur de clinique à l'École de médecine, certifie avoir été consulté vers la fin d'août et le commencement de septembre par Baptistine Alexis, atteinte d'une bronchite invétérée extrêmement intense, avec altération douteuse du poumon, œdème de la moitié inférieure du corps. Le 41 octobre 1873, Baptistine Alexis ne présentait plus de signes de cette très grave maladie.
Marseille, 22 octobre 1873.
Dr Fabre.
Le 4 octobre, cette malade était entrée dans la piscine de Lourdes, en sortant, son hydropisie avait disparu en quelques secondes et il ne restait plus trace de cette longue et grave maladie.
Annales, tome 7, page 49.
Mlle Marie-Jean, 22 juillet 1875.
Poitrinaire avancée, soignée par deux médecins de Marseille. Guérie subitement à la fontaine de Lourdes, le 22 juillet 1875.
Au retour, son médecin l'ausculte avec soin, témoigne une grande surprise et déclare qu'elle est guérie.
Marie demande une déclaration écrite.
Il répond : « Je ne donne pas de ces certificats colportés ensuite dans les journaux; vous devez vous contenter de remercier la Vierge dans votre cœur pour la grâce que vous avez reçue. »
vm
Célestine Bon, de Lacaune (Tarn), 29 ans, Annales, malade depuis deux ans, le Dr Roumegous, t0c^iestme Bon de Béziers, constate que le poumon gauche 17 août 1873. est très malade. Elle arrive à Lourdes, exténuée, avec des crachements de sang continuels. Après avoir bu deux verres d'eau, elle est subitement guérie. A son retour à Castres, le médecin recule de surprise et constate, avec un de ses collègues, qu'il s'est passé quelque chose d'extraordinaire en elle ; sa voix, perdue depuis quelque temps, avait retrouvé son timbre normal.
Eulalie Bourges, du Mans, âgée de 21 ans. Annales, Sa mère et sa sœur aînée sont mortes poi- Etablie Efourtrinaires. En 1871, elle a une pleurésie qui ges, du Mans, met ses jours en danger. Deux ans après, tous les symptômes de la phtisie se déclarent. Elle se traîne mourante à Lourdes avec le pèlerinage du Mans, mais sans résultat. La phtisie fait des progrès rapides, se généralise, et une méningite mortelle se déclare ; on commence une neuvaine et on applique sur le front une compresse trempée dans l'eau de la Grotte. La malade éprouve d'abord des douleurs atroces, puis une douceur ineffable; elle se sent guérie, elle se lève, et reçoit les nombreux curieux qui viennent la visiter.
Son médecin, appelé en toute hâte, arrive, reste stupéfait, pâlit. « Je croyais, dit-
Dr Lecachard, Angers, 5 janvier 1875.
il, que vous m'appeliez pour constater la mort; mais tout signe de mort a disparu. Toutefois, soyons prudents. » Et le prudent docteur refuse de donner un certificat qui pourrait, dit-il, servir la cause religieuse. Mais son confrère, après avoir sérieusement étudié le cas, écrit: « Cette guérison est incontestablement miraculeuse. Elle est d'autant plus remarquable qu'elle a trait à la phtisie parvenue au 3e degré, à la période ultime. Le septicisme le plus complet doit s'incliner devant l'instantanéité de la guérison, devant la résorption des tubercules, soit dans les méninges, soit dans les poumons, devant le retour complet et normal du bruit respiratoire constaté par un homme de l'art, et devant le retour des fonctions nutritives et des forces musculaires.
Annales, tome 7, page 94.
Julie Jadot, Dr Ollivieb, médecin de l'hospice de Château- Porcien (Ardennes) 5 fév. 1874.
Observation publiée.
Annales, j'ai été appelé, nous dit le Dr Peeters, en
Constance ' Jum *875, chez la fille Laurisson, pour un
Laurisson,6avr. prétendu rhume qui prit bientôt la forme
I)r Peeters le ^'une bronchite tuberculeuse. La mère de
Lierre (Anvers) Constance était morte phtisique.
Pendant dix mois la fièvre, la toux, les transpirations nocturnes, la diarrhée n'ont pu me laisser de doutes sur la nature de la maladie. A mesure que les tubercules se ramollissaient, les crachats caractéristiques, les gros râles humides, le dépérissement considérable.
Les moyens médicaux étant épuisés et croyant la fin prochaine, je ne donnais plus à Constance que quelques gouttes de teinture de digitale pour la contenter.
Après avoir constaté la maladie, le même médecin constate la guérison dans les termes suivants :
« Un matin, le 8 avril, le beau-père vint me dire que sa fille s'est sentie la nuit tout à coup guérie. Vers minuit, à la fin d'une neuvaine à Notre-Dame de Lourdes, elle a éprouvé un tressaillement inaccoutumé:
elle s'est levée, a pu descendre à la cuisine ne conservant aucune trace de ses longues souffrances. Je fus la voir dans la matinée, dit le Dr Peeters ; la toux avait disparu, les forces et l'appétit étaient revenus, je ne trouvai à l'auscultation aucun râle : Constance était comme avant sa maladie. »
C'est avec le plus vif intérêt que nous avons parcouru ce récit dans tous ses Létails; ce fait n'a pas besoin de commentaires, le rapport du médecin est absolutent concluant et ne peut laisser aucun Loute dans l'esprit,
Annales « Je soussigné, Eugène Lebon, déclare être
t0wf. 1^',p,age 44- le médecin de Mlle Clémence Dordon depuis
Mlle Clémence .M, . , . *.,__
Dordon. 1854. Depuis cette époque, cette jeune nlle
Dr Lebon de a été constamment souffrante. Elle a eu Besancon, 19 oc- . • , ■. . -,
tobre 1879. troispneumonies, des crachements de sang,
suite d'une toux aussi opiniâtre que permanente, due à des tubercules. En juillet dernier est survenue une péritonite qui a achevé d'altérer une constitution depuis si longtemps ébranlée.
» Un de mes confrères, qui plusieurs fois m'avait remplacé, avait la même opinion que moi sur cette malade. Ayant été obligé de m'absenter pendant le mois d'août, je fus très surpris de la trouver en bonne santé, lui ayant demandé qui l'avait si heureusement traitée en mon absence, elle me répondit qu'elle était allée à Lourdes et qu'elle en étaitrevenue parfaitement guérie.
» Les faits de cette nature ne sont pas du domaine médical, je ne puis que constater une chose, c'est qu'à la fin de juillet, Mlle D. était dans un état regardé comme incurable : véritable champ pathologique depuis plus de vingt-cinq ans, la médecine ne pouvait songer à un rétablissement sérieux de sa santé et, le 8 septembre, je la trouvais en parfaite santé. C'est un fait de guérison complète, surtout d'une rapidité telle que la médecine à mes yeux ne saurait en aucune façon l'expliquer.
» Fait à Besançon, le 19 octobre 1879
» Dr Lkbon «
Le Dr Régnault a constaté chez Mlle Coupel l'existence de tubercules au sommet des deux poumons. Il la revoit le 24 août 1880; elle a gagné 10 livres en poids. A l'auscultation, il ne trouve ni râle ni souffle caverneux. La respiration du côté droit en arrière et au sommet est peut-être encore un peu rude, voilà tout. Cette jeune fille me semble aussi bien que possible.
Le Dr Aubry , médecin ordinaire de la malade, confirme le témoignage du Dr Régnault
M"* Coupel , 12 mai 1880.
Dr Régnault, de Rennes.
Dr Aubry, de Mohon.
Dr Puig Dr Cayla Dr Lacroix Dr Verc-ès
Le Dp Lacroix, médecin en chef de l'Hôtel- Annales,
Dieu de Béziers, nous dit que Mme de Massia ct^^Ma^sia', présentait tous les symptômes d'une phtisie 15 Juillet 81. pulmonaire avancée.
Tous les médecins dont elle a réclamé les soins ont porté le même diagnostic. M. le Dr Puig, de Perpignan, écrit : « Je certifie avoir donné des soins pendant longtemps, pour une phtisie pulmonaire et laryngée, à Mme la Gtesse de Massia. Le Dr Cayla, de Ginestas, avait aussi reconnu la maladie. Pendant l'été de 1880, les médecins du Mont-Dore avaient déclaré que la phtisie était à la seconde période. C'est dans ces conditions qu'elle arrive à Lourdes, le 10 juillet 1881. Elle y était depuis quatre jours sans aucun résultat, lorsqu'au moment du départ, faisant une dernière
prière à la Grotte, un violent frisson l'agite, il lui semble que quelque chose se brise dans sa poitrine et qu'elle va mourir ; mais aussitôt, elle sent la vie qui revient et elle s'écrie : Je suis guérie. Elle l'était en effet, et les quatre médecins constatent que cette guérison a été instantanée et complète. Le Dr Gouroy, médecin à Saint- Honoré, le Dr Puig, de Perpignan, enfin le Dr Lacroix, qui déclare que l'auscultation la plus minutieuse ne dénote pas le moindre souffle anormal, et que cette guérison déroute toutes ses idées en cette matière.
mans, 2 février
Dr SCHMITZ,
d'Anvers.
Annales, Le Dr Schmitz, d'Anvers, nous dit dans