‹ Lucidité et intuitionChapitre 15 sur 60 · IIL LIMITES DE CETTE ÉTUDE SUR LA LUCIDITÉ PSYCHOMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

IIL LIMITES DE CETTE ÉTUDE SUR LA LUCIDITÉ PSYCHOMÉTRIQUE

De même que dans les précédents chapitres, je vais dans celui-ci me borner à exposer les résultats de nombreuses expériences de psychométrie faites avec Mme M... Le lecteur comprendra qu'ici encore je ne puisse les illustrer des faits qui en ont été la base, la matière sur laquelle j'ai travaillé n'étant autre que l'intimité inviolable de l'existence de personnes vivantes ou décédées. Mais c'est encore le cas de répéter : les récits de faits particuliers importent peu dans un ordre de connaissances qui relève de l'expérience renouvelable à volonté.

Mon but n'est pas de démontrer la réalité de la lucidité, mais d'exposer les connaissances qui permettront cette démonstration par l'expérience.

Dans l'exposé de la perception lucide de l'individualité humaine j'ai donné quelques exemples fragmentaires, parce qu'ils étaient indispensables pour faire comprendre la manière de percevoir et d'interpréter de Mme M... Mais, en psychométrie, cette nécessité n'est plus ; car, que le sujet exerce sa lucidité sur une personne présente ou représentée par un objet, c'est toujours, en définitive, une individualité humaine qui est perçue dans la multiplicité de ses composantes, et le sujet perçoit et s'exprime de la façon que le lecteur connaît. La condition seule de la mise en communication entre l'être à révéler et lui a varié. Ce sont donc les lois inhérentes à cette particulière condition que je dois faire connaître et des exemples ne seraient que des citations identiques à celles que j'ai déjà faites, avec, en plus, l'indication des circonstances dans lesquelles ces révélations ont été obtenues. La plupart d'ailleurs des fragments d'individualité que j'ai précédemment cités sont des extraits de mes expériences en psychométrie.

Connaissant les lois psychologiques spéciales aux conditions psychométriques, le lecteur se fournira lui-même, par l'expérience, d'autant de faits particuliers qu'il voudra. Qu'il sache, cependant, que les sujets lucides ne sont pas nécessairement tous psychomètres, bien qu'en général, la plupart le soient. Leur valeur, dans ce cas, m'a toujours parue proportionnée à celle de leur lucidité.

Il y a deux objectifs très distincts, bien que solidaires, dans l'étude expérimentale de la psychométrie.

Ou bien on peut rester dans le domaine strictement psychologique, c'est-à-dire dans l'étude des rapports de l'objet intermédiaire avec l'être qu'il permet de traduire et avec le psychisme du sujet lucide, plus simplement, dans l'observation des relations entre le cerveau percipient et le cerveau perçu, et avec un objet comme intermédiaire.

Ou, bien, on peut quitter ce domaine exclusivement psychologique et rechercher :

1° Quelle est cette force qui, émanée d'un être humain, agit sur un fragment de matière, sans rien changer de sa forme et de ses quaUtés apparentes ?

2° Quelle est la nature de cette transformation subie par la matière ?

S*' Comment cette forme de l'énergie, latente dans un objet, peut exciter la sensibilité d'un sujet lucide, sans se diminuer ; puisque l'objet conserve indéfiniment sa vertu évocatrice ?

Gela serait l'analyse intégrale du phénomène psychométrique. Mais cette étude est-elle possible dans l'état actuel de la physiologie et de la physico-chimie ?

Il ne sera question ici, que de l'induction des lois psychologiques qui régissent les rapports entre les psychismes percipients et perçus avec leurs intermédiaires.

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