‹ Lucie comedie en un acteChapitre 32 sur 37 · NOUVELLE · texte numérisé non relu

NOUVELLE

Format ln>10, imprimé avec caractères neafs sur beau papier satiné

Kdilioii cunleiiaiit 500,000 lettres au noins, valeur de 2 vuluines iii-L

Jamais le besoin de lire n'a été plus développé qn’en ce temps-ci.

On lit tout autant et même plus que par le passé ; seulement, les conditions de lecture sont changées.

Ce qui paralyse la librairie française, — pourquoi ne pas le dire tout de suite? — c’est la timidité des éditeurs.

On se délie du public, et l’on croit être fort audacieux en tirant un livre à 1 ,500 exemplaires. Qu’en arrive-t-il? Que, pour couvrir les frais de l’édition, les droits d’autenr, les remises aux confrères, et avoir, en fin de compte , un bénéfice suffisant, on est forcé de vendre fort cher ce qn’on aurait pu donner il deux tiers meilleur marché avec un tirage plus considérable.

C’est aussi évident qu’incontestable.

Partant de ce principe, les fondateurs de la Bibliothèque Non-

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veUe viennent liardinient de l'aire, pour les produits littéraires , ce (|ui se fait pur tous les autres proiluits industriels ; ce qui s’est fait, — et l’on sait avec quel Ijonlieur, — pur les grands jour* neaux, par exemple.

Donner beaucoup, donner à bon marché , tout est là aujourd’hui ; c’est vingt fois prouvé.

Les volumes de la Bibliolhèque Nouvelle sont, du premier coup, tirés à 10,000 exemplaires, et le prix en est uniforme, accessible à tous : — un franc seulement.

Quelques considérations sont nécessaires pour expliquer cette réforme.

La librairie a affaire :

Aux auteurs, — aux libraires, — au public.

Prouver que les libraires, auteurs et public ont tout à gagner à cette combinaison, c’est prouver que le problème est résolu.

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