‹ Lucie comedie en un acteChapitre 31 sur 37 · I .Adrien, Lucie, Stéphens, I aniel · texte numérisé non relu

I .Adrien, Lucie, Stéphens, I aniel

bien, Adrien, vons le voyez! Lneie n'est pas votre soeur... elle est orpheline!

Orpheline!... oui!

HARieL.

SrÊl‘HENS. ù Adrien.

J’ai conçu pour elle, je vous l'ai dit, une passion terrible, et je l’épouse!

D.ANIEI..

Vous l’épousez?... Ah! c’est différent.

AnBIEN.

Et vous y consentez, Lucie?

LUCIE

Moi?... Mais non!.,. Je ne connais pas monsieur... Je ne...

Tu as tort?

DANIEL

ADRIEN

Non ! elle a raison, car moi aussi, je .. Lucie, vous êtes un ange ! Je ne me vante pas d’avoir conçu pour vous une passion subite... insensée! Mon coeur a été plus doucement conquis, plus profondément pénétré; il est à vous tout entier : respect sans bornes, amitié sainte, tendresse infinie... Voyez! je n’ose pas encore donner le nom d’amour à ce que j’é-

SCÈNK XF.

prouve, mais je suis pourtant bien heureux que vous ne soyez pas ma sœur ! Lucie ! vous m’eussiez restitué mon bien si cela eût dépendu de vous; moi, je le recouvre (Étendant la main vers le portefeuille.) et je VOUS l'offre. VouleZ-VOUS être ma femme ou celle de... (Tendant la main à Stephens.) 111011 ailli *?

STÉPHENS', lui seiTant la main.

Vous pouvez être généreux, si vous êtes aimé! Mais...

DANIEL, à Lucie.

Eli bien?

LUCIE, montl'ant Adrien.

Ob oui! c’est lui! c’est lui! Daniel !

DANIEL, pendant qu Adrien prend les mains de Lucie.

Alors!,.. (Il sourit et sa llpure s’éclaircit. — A Stépliens.) Dame ! taill pis pour vous !

STÉPHENS, passant à droite-.

Ab ! je voulais l’emmener avant qu’ Adrien pût prétendre à elle! C’est la première fois de ma vie que je fais une chose calme, réfléchie... habile!... ça ne m’a pas réussi! 11 me faudra revenir à l’impétuosité de ma nature!... Mais qu’au moins, Lucie, je devienne, moi, votre frere! (Lucie lui serre la main*.i

' Lucie, Adrien, Stéphens, Daniel.

* I.iiric, Adrien, Daniel, Stéphens.

’ Adrien, Daniel, Lucie, Stéphens.

Vf

UICIR.

I.UCIE , à Ailricii, remaniant Daniel, qui se damlinc, allenüri, coulent cl comique.

Et ce bon Daniel... il ne nous quittera jamais, n’est-ce

pas.'

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