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Mui, ji‘ suppuse tuul iialiirelltiiiioat que lu lillc do lihurlotto est ou sera en posso^ion de mes biens, ireslelle qui doit savoir à quoi s’en tenir là-dessus.
nA.MEL, viveineiil.
Lucie? .\on! Lucie no .sait rien! iLude ciurc, iiessailie ci ic^c
pics de In poilc ù droite, sans clrc vue d'Adrien.) Oh! VOUS 110 connaissez pas l.ucie !
SCÈNK
.\bUlEN, STÉPHENS, HANIEI., LUCIE.
ADF.IK.S, sans voir Lucie.
Et je ne désire pas la connaître. Je ne veux point haïr une personne qui me tient, dit-on, de si près, et je ne lui souhaite aucun mal. Si elle est riche à mes dépens, je n'en suis pas jaloux. Vous le saveB, vous» Stéphens^ ce n’est pas un
SCK.NE Ml.
ir.
sordide intérêt qui me fait repousser la mère et la fille. Ce que je ne puis leur pardonner, c'est de m'avoir ravi l'afferlion de mon père, c’est de l'avoir contraint, par une atroce domination, à me tenir éloigné de lui, à m'oublier, à me refuser sa dernière bénédiction! Cela, c’est làcbe, c'est odieux, et je ne pourrai jamais considérer comme ma somr celle qui, à la faveur de tels moyens, a usurpé la place dans la famille. iSUpliens a vu Lucie, s’est levn vivement; ilia conirniple avec ailniiration, et a pris le bras à .\drien pour l empèclicr de continuer; mais .Adrien ne s'est retourné qu après avoir tout dit. Lucie a une attitude de douleui iiieiprimalile. Pnniel est très-attentif à ce ipii se passe.!
.STÉI'IIESS.
Oh!...
ADRtEN, voyant Lucie.
Ah ! c’est elle !
DANIEL, albnt à Lucie*.
Venez, ma pauvre demoiselle, vous ne pouvez pas rester dans cette maison, vous gênez. .le vas vous conduire auprès de votre mère.
LUCIE, pleurant.
Non, Daniel, ma mère ne veut plus do moi. Vous savez comme elle est... singulière avec moi depuis la mort .. Eh bien, je viens de la rencontrer comme elle sortait d’ici. Elle s’installait dans le village, j’ai voulu la suivre, elle m’a re-
■ Adrien, Stéphens, Lucie, Daniel.
LUCII^.
poussée .. Oh! bien durement! « Deviens ce que lu pourras, m'a-t-elle dit, je n'ai plus le moyen de te garder. Tu es en âge de travailler; dis à Daniel de te chercher une place. » Je suis revenue ici, moi! l'habitude!... Et puis, je me flattais que... monsieur voudrait bien me permettre de le servir... mais je vois... Conduisez-moi, mon bon Daniel, dans quelque ferme où je pourrai gagner ma vie.
STÉPUENS.
Vous, dans une ferme? Vous si belle, si délicate!... C’est effroyable à penser, c’est révoltant! C’est impossible!
ADEIEN.
Oui, c’est impossible! Restez, mademoiselle, restez ici jusqu’à ce que vous ayez trouvé des occupations convenables à l’éducation que vous avez reçue.
LDCIE.
Non, non ! vous m’accusez...
ADBIEN, se levant.
Eh non... Ce n’est pas vous que j’accuse. Vous pouvez... vous devez être étrangère au mal dont je me plains. Mais il est impossible que votre mère vous abandonne sérieusement. .Sa colère contre moi ne peut retomber sur vous. Elle ne tardera sans doute pas à vous envoyer chercher. Gardez votre appartement chez moi, jusqu'à ce que votre sort se décide... Je vous en prie !
DAttlEL.
Allons! merci pour elle, monsieur .\drien. Elle est toute