SCÈNE PREMIÈRE
DIDIER^ seul.
(Au lever du rideau le jour commeuce à paraître, Didier travaille encore à la
lueur d’une lampe placée sur son bureau. ~ Il éteint sa lampe , se lève et
va écouter à la porte de droite. Il descend.)
Oh ! oui, je la referai, celte fortune deux fois perdue ! Je la referai pour ma femme d’abord, pour ma fille ensuite. Voici le jour. Pauvres anges ! Elles dorment en paix, le sourire sur les lèvres, sans se douter de mes veilles... veilles bénies qui m’ont permis de ne pas changer leur repos en /inquiétude, leurs sourires en larmes et qui m’ont aidé à leur cacher la ruine... presque la misère... (Avec joie, se rasseyant.) J’ai encore une bonne heure devant moi, allons, allons !... travaillons, travaillons !... (il écrit avec ardeur. Lucie entre. La voyant i bas.) Ma femme !