I.UC1E
Monsieur!
SARZAMSE.
Mais vous devez être flattée ! il me semble que c’est estimer assez haut votre amour que de se venger ainsi de votre mépris.
LUCIE, «uppUante.
Oh! non. Monsieur, non... vous ne ferez pas cela... Vous commellriez un mensongCj un crime infâme! J’ai été dure avec vous, injuste, c’est possinle... Je vous en demande pardon à genoux... Vous no perdrez pas un innocent!
SARZANNE , à demi voix.
D’un mot vous pouvez le sauver.
LUCIE, indignée.
Oh! vous me faites horreur!
SARZAfCSE , Be levant.
Allons, c’est vous qui l’aurez voulu I SCÈNE IX.
Les mêmes , DIDIER.* ^
DIDIER , entrant un petit bouquet à la maiu.
Ouf! ai-je couru! ma chère petite femme, ce n’est pas ma faute... mais j’avais oublié... le jour de ta fête... 11 a fallu que je fusse bien tourmenté pour cela... Je viens de courir tout le pays... rien... rien dedigne de toi. Je m’en revenais tout penaud, lorsque dans le jardin j’ai aperçu ces violettes... je te les apporte, et... mon Dieu ! qu’as-lu donc?... comme tu es pâle !...
LLXIE.
Moi?
SARZANNE.
C’est une nouvelle dont je faisais part à Madame et 'qui Ta Sarxanue, Lucie, Didier.
“■ . Qoogle
ÀUTi n, scKNs I. 23
beaucoup émue... On prétend* qu'Alix, le banquier, vient de sauter et (lu’il s’est sauvé à l’étranger. Est-ce que vous aviez des fonds coez lui?
DtDIER.
Ma foi> non... Et il s'est sauvé ?
SARZANNE.
N’est-ce pas ce qu’il avait de mieux à faire ?
DIDIER
Après une faillite !
SARZANRE.
La faillite est quelquefois le résultat d’aflreux malheurs...
DIDIER
Soit... Mais quand on a l’alternative entre la fuite et la mort, on ne se sauve pas, on se tue ! ( Lucie pousse un «i étouffé et se jette dus les bru de son mari. )