‹ Lucie Didier piece en trois actesChapitre 22 sur 48 · MARTIN, ALICE · texte numérisé non relu

MARTIN, ALICE

ALICE, entrant.

Oh! oh ! VOUS êtes bien gai cc soir, monsieur Marlin.

MARTIN. '

Mais oui, mais oui, j'ai tout lieu d'ètre satisfait.

ALICE

Comment me trouvez-vous?

MARTIN

Coquette!... il vous faut encore ks compliments de votre pauvre mari... les exclamations... les adorations des autres ne vous suffisent pas; il me semble pourtant que les murmures flatteurs ne vous ont pas manqué en traversant le petit salon.

ALICE

Dam! il faut bien chercher à vous plaire. Monsieur!... et puisque vous ne jugez du mérite d’une femme que d’après le nombre de ses adorateurs, je fais ce que je peux pour être aimée de vous.

MARTIN **

Et tu y parviens, Alice, tu y parviens, (u tourne autour d’eUe.J Quelle tournure, quelle taille!... quelle... attends, il y a une agrafe qui est défaite!... hein! quelles blanches épaules!... quels cheveux noirs... quel... ton bouquet est de travers!... là maintenant, parfait! (u lui enroie un baiser. — Arec malice.) Est-ce que nous ne verrons pas M. de Sarzanne, ce soir ?

ALICE

Je ne le pense pas... M. de Sarzanne est en voyage depuis près de cinq mois, vous le savez bien!

Ah !... oui... mais il écrit n’est-ce pas?

ALICE

Je n’en sais rien.

MARTIN, à part.

Elle est discrète!... c’est charmant! (Haut.) Ah! tu n’en sais rien!

ALICE

Non!

MARTIN, avec finease.

Ta parole d’honneur.

ALICE

Ma parole d’honneur !

MARTIN

Très-bien !... (u l’embrasse violemment.)

* Martin, Alice.

** Alice, Martin.

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