ACTE II, SCÈNE Vin
MARTIN
Je t’assure que nous allons rire comme des bossus !... tu vas voir! (n fl»ir« u lettre.) Ça embaume la verveine! (u u d^cechéte
«Tee eoin.)
DIDIER, roulant l’ea empêcher.
Encore une fois, Martin...
Laisse donc, te dis-je! Est-ce qu’Âlice n’est pas la vertm même? est-ce que je peux t’en donner une meilleure preuve t fil iH.) « Chère ange, » je reconnais bien là l'effronterie de ce débauché ! un autre aurait écrit : Madame !... enfin... « Eh quoi!.. « pas une réponse !... pas un mot de vous ! » Aperçois-tu comme ma femme lui répond?... et c’est au moins la douzième depuis son départ! « Mes lettres ne vous ont-elles pas dit tout ce que « je souffrais loin de vous? » Souffre, mon bonhomme, souffre ! « Est-ce donc de la haine que je vous inspire encore... » Hein? diras-tu que l’innocence d’Alice n’éclate pas à chaque ligne?... (Liwuit.) a Que ie vous inspire encore?... cette haine n’est-elle « pas tombée depuis le jour où comblant mes vœux ! vous ne « m’avez plus rien laissé à désirer? » Ab! mon J)ieu! c'est impossible! il n’y a pus ça'....
DIDIER
Martin !
MARTIN
J’ai mal lu!... ah! que c’est donc bète de lire des choses comme ça!.. (ReUsmit.) Mais non... non... il y a ça... Didier, soutiens-moi... il me semble que je me trouve mal !...
DIDIER
Martin, donne-moi cette lettre!...
MARTIN, furieux.
Te la donner!... te la donner!... mais il me la faut... pour souffleter l’infàme et chasser l’adultère!...
DIDIER
Martin... voyons, remets-toi... tout à l’heure, tu me disais...
MARTIN
Parbleu,! tout à l’heure, je me croyais exempt de... c’était facile à dire... mais maiiUenant... ah! Didier. Tiens, je crois que mes jambes s’en vont.
Donne-moi celte lettre?
MARTIN
Non... non... je veux lire jusqu’au bout... j’en aurai le courage!... (n lU u lettre bas. Sa figure s’épauoult peu à peu.) Ça ll’est pas pour elle... ça n est pas... (u s’arrête tout à coup en 'face de Didier qui rmterruge du r^ard, recule en pAlissaut, veut cacher la lettre; mais Didier s’est élancé sur lui et la loi arrache.)
DIDIER
Ce n’est pas pour Alice? Mais pour qui donc alors?
irCIB DIDIER,
MARTIN , voulant rs|>ren(lrc la lettre.
Didier!... par grâce!... ’t .,i
Wüiwi,
Je crois qu'à votre tour vous offensez ma femme!... (iiaftw
cache sa figure dans ses mai^.)
DIDIER, lisant.
« Cette haine ii’esl-elle pas tombée depuis le jour où comblant « mes vœux... vous ne m’avez plus laissé à désirer qgo vqtre B cœur?... njais ce etpur, je l’obtiendrai... à fqrcc d’amour, de « soins, de respect qni vous feront oublier, clière Lucie, dfe « quelle manifcre j’ai agi envers vous !,.. l’excuse en est dans ma B passion !... lie vous aimais-je pas il y a sept ans et ayant que « vous fussiez Ja femme de Didier?... Je serai à Paris presqt?eo a môme temps que ma lettre... je n'ai pas oublié que j'àia mu B faire pardonner beaucoup... mais mon repentir sera plus B grand encore que ma faute.
« Sarzaatve. »
|[Un praud sReijf#. pidifir finit par éclater eu sanglots. Martin le reçoit daJM ses bras.)
MARTIN, essayant de parler,
' Didier... voyons... c’est peut-être une farce„. des bèüues.., Didier ne pleure pas comme ça„. ga m’étouffe aussi, moi.
DIDIER. I
Oll , 1 infâme!.,. 1 infâme!,., ^Ces salons se remplissent de inonde. Musique. — Une valae brillante au fond ’.) • r
MABT1.N.
Calme-toi, essuie tes yeux.,. Didier, devant le monde «ois UB homme.