SCÈNE IV
Let MÊMES, MARTIN, ALICE, puU CHAMPAGNE.
Que signifie?...
DIDIER
MARTIN, entrant.
Ça signifie que c'est nous, parbleu I
DIDIER
Martin ! (ils s'embrassent.)
LUCIE, s'élanfant vers AÜee.
Alice!
ALICE, l’embrassant *.
Chère Lucie!...
MARTIN, quittant Didier et allant vers lueie**. Chcissez-croisez!... (Repoussant Alice.) Pardon, ma femme!.., (a L ucie.) Vous permettez?,.. (ll embrasse Lucie, Didier embrasse Alice **.) Ah! ça fait au bien !... (Revenant à Didier.) Encore, mon vieux Didier! (il rembrasse.)
* Lucie, Alice, Martin, Didier.
** Lucie, Martin, Alice, Didier.
*** Lucie, Alice, M.vrlin, Didier.
LUCIE
Comment! c’est vous, dont nous parlions il n'y a qu’un instant.
DIDIER
Arriver ainsi à l’improviste! sans prévenir!
MARTIN
Est-ce que la surprise ne t’est pas aprénhle?
Oh! si... si, je le le jure! Avant tout, Martin, rcvieiis-tu content de ton voyage?...
MARTIN
Enchanté ! ma fortune est faite! •
DIDIER, à part, joyeux.
Sa fortune est faite !
MARTIN
Je l’aurais bien écrit à mon retour, pour vous annoncer ma visite; mais une chose m’en a empêché,
LUCIE. J
Laquelle, donc?
MARTIN
C’est que mon arrivée ne s’est effectuée qu’hier, et qu'alors il aurait fallu que j’apportasse ma lettre moi-mème.
DIDIER
Pourquoi ?
MARTIN
Comment pourquoi?... quel jour sommes-nous donc aujourd’hui ?...
ALICE
Le 20 août.
MARTIN. - r- i
Le jour de Sainte-Lucie.
* LUCIE. ...V
Ma fête!
DIDIER, se frappant le front. ; 1
Ah! mon Dieu! moi qui l'avais oublié !
MARTIN
Oui, mais nous !... (Appelant.) Champagne! Champagne !... c’est mon groom!... Champagne! il s’appelle Blésimard, mais j’ai préféré Champagne... ça fait mieux... Allons donc, [^resseux!
CHAMPAGNE, entrant chargé de caisses et de fleurs.
Voilà, voilà. Monsieur... c’est que c’est joliment lourd !
MARTIN
Fainéant*!
CHAMPAGNE, à Didier.
Ah! Monsieur... j’en .appelle à Madame... j’apporte ça des Indes... pas les fleurs... les fleurs viennent de chez madame Prévost, à Paris... c’est joliment cher... quarante-cinq franes !
* Lucie, Alice, Didier, Champagne, Martin. i ;