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co\nme une plainte vague el mystérieuse.
C'était dans un site horrible et sauvage. Une vallée profondément encaissée au milieu des roches, tournait dans les sinuosités dune colline qui s'abaissait en pente douce et presque insensible vers un petit village composé de quelques maisons.
Depuis une heure à peu près, deux hommes, portant quelque chose de lourd sur leurs épaules, marchaient silencieusement vers ce \illage. La figure de ces deux hommes avait un caractère sinistre ; ils étaient l'un et l'autre enveloppés de longues casaques brunes qui leur descendaient à mi-jambes. L'un avait une taille démesurément grande; mais il était voûté, et ses membres, longs et maigres, paraissaient flotter dans l'ampleur des vêtements. L'autre, petit et court, avait des épaules carrées; son corps, large et trapu, accusait une force musculaire prodigieuse.
IL <ii \)
De temps en temps des Qocons de neige, fouettés par un vont Impétueux , venaient blanchir la casaque brune de ces deux hommes, el leurs pieds, garnis d'épaisses chaussures, glissaient sur la terre dure et gelée;
— Eh bien! Tom, dit le plus grand avec une expression d'impatience, est-ce que nous n'arrivons pas?
— Paix! paix ! dit l'autre d'uû ion brusque. On pourrait nous entendre... pas un mot! Sais-tu bien qu'à cette heure il \ a dans la montagne des contrebandiers ! . . .
— Eh! sansdoute, camarade, reprit le colosse maigre. Quand il n'y aurait que nous , est-ce que nous ne faisons paslà une jolie contrebande?
— Possible, possible, répondit Tom, mais il ne faut pas de confident! Nous sommes deux, c'est bien assez! c'est trop peut-être..
— Nous sommes deux, maître Tom ? Tu peux bien dire trois, ce me semble...
Et il accompagna sa dernière phrase d uo ricanement guttural.
— Encore une fois, silence! ajouta l'autre. Tu es bavard comme une femme. Ah ça ! Dick, songes-y bien, pas d'imprudence! Pas un mot plus haut que l'autre à la taverne! Toi d'abord tu es terrible quand tu as bu du (jin; tu parles, tu parles... comme si tu étais payé pour parler. Mais que diable! prends-y garde, l'ami : il y va de Botany-bay !
— Allons , sois tranquille , maître Tom, reprit Dick en éternuant comme un homme qui s'enrhume; je serai muet comme Vautre.., Seulement, j'ai grande hâte d'arriver; car cette bise est piquante en diable ; le vent et la neige me coupent le visage!., et, pour me réchauffer un peu les entrailles, il me faudra au moins deux bouteilles d'eau-de-vie!
— Tu les auras, Dick; mais patience, nous arrivons.
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— Ah ça! nous arrivons.*, continua Dick de plus mauvaise humeur. Voilà deux hei que tu dis la même chose, et nous allons toujours! Dis-moi, je l'en prie, avons-nous loin encore ? Je suis rompu, el je voudrais bien me reposer une minute.
— Pas une seconde, l'ami! Nous sommes deia en retard.
A l'instant même on entendit sonner deux (heures au clocher du village voisin.
— Vite! allons, Dick, doublons le pas : je * / parie qu'on s'impatiente. . . Ah ! paresseux que
tu es! avec ta lenteur, nous manquerons tout! Oui, nous n'aurons que la moitié de la somme...
— La moitié! interrompit Dick vivement.
\h! pas de ça, l'ami... Je remporterais plutôt notre marchandise! Mais voyons! pas de badinage ! arrivons-nous , ou n'arrivons-nous pas ■ Car, parole d'honneur! je suis e\l<'1"" '
et, si nous avons encore à marcher long-temps, tu seras obligé d'en porter deux au lieu d'un...
— Nous y voilà, te dis-je, fainéant, reprit Tom en étendant la main vers une petite lumière qu'on apercevait à quelque distance au milieu de la nuit. Tu vois bien cette clarté làbas? Eh bien! c'est sa fenêtre; il est là qui nous attend... Vile! vite!...
— Ouf! ouf ! je n'en puis plus'.... soupira Dick lamentablement.
Néanmoins, il sembla réunir tout ce qu'il avait de force et de courage ; et le malheureux Dick continua de marcher plus rapidement, en soufflant à grand bruit, comme un cheval poussif. Ils se dirigèrent vers la clarté tremblante qui brillait au loin et qui paraissait grandir peu à peu.
La neige tombait toujours avec abondance; la bise passait comme un gémissement funé-
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bre à travers les arbres ci les rochers.
Tandis que ces deux hommes marchaient
dans l'ombre avec leur fardeau, un antre personnage se promenait de long en large dans une grande chambre pleine d'instruments étranges, de fioles etd'alambics. C'eslde cette chambre que partait la lumière aperçue an loin par les deux hommes. On aurait dit le laboratoire d'un magicien, le mystérieux cabinet d'étude, où Faust s'entretenait avec Mé phi stophélès. De tous côtés, des machines bizarres , des roues, des cylindres, de longs tubes; au milieu du laboratoire, une grande table de marbre grisâtre, sur laquelle se trouvaient épars différents outils aigus et tranchants ; une vaste cheminée où flambait un énorme feu de charbon de terre, qui illuminait toute la chambre, comme une forge ardente; à droite et à gauche, des fragments de squelettes pendus aux murs, et des tèles de morts jaunies
I î LUCfiE.
par le temps, qui avaient l'air de grimacer
cl de rire chaque (bis qu'un reflet de l'âtre venait tomber sur ci les.
Un homme de moyenne taille, vêtu de noir, et dont les cheveux grisonnaient sur les tempes, marchait rêveusement dans celte grande salle , sombre et comme abîmé en de profondes réflexions. Ses deux bras étaient croisés sur sa poitrine... sa tète penchée en avant... et de longs plis sillonnaient son iront soucieux. Par moments , il laissait échapper des phrases incohérentes. Puis, il retombait tout à coup dans un morne silence; et soudain il se remettait à parler fougueusement et comme plein d'une violente agitation. Alors, il relevait fièrement la tête; un éclair de joie ranimait ses yeux éteints; et tout son visage , maigre ctpà!c,élincela$l brusquement d'une ardeur juvénile.
— Ah! disait-il en se frappant I; front >
j'ai donc enfln résolu ce grand proMômc ! j'ai approfondi le mystère!.. <>ui, maintenant, rien n'est impossible à la science!... Mais que de nuils , que de veilles , avant d'avoir saisi le mot de l'énigme!... Oh! la voilà donc, cette nuit qui va me récompenser de tant de fatigues ! Encore un peu de travail,... cl demain je suis immortel! je suis le plus grand des hommes! je suis presque régal de Dieu!... Oh ! la science ! la science ! elle a donc tenu ce qu'elle m'avait promis!...
Puis, il arpentait son laboratoire avec plus de précipitation. De temps à autre, il interrompait tout à coup sa marche comme pour écouler, et, n'entendant rien que le bruit de l'ouragan , il poursuivait cette promenade bizarre, toute pleine d'exclamations presque inintelligibles.
— Mais comme ils tardent ! disait-il en jetant un coup d'œil sur la pendule. Déjà deux
heures, et rien encore! oh! s'ils m'avaient manqué de parole, les misérables!... Qui sait! peut-être on les surveille- on se doute peutêtre de quelque chose... Oh ! s'il fallait remettre ma sublime expérience à demain !... j'en deviendrais fou ! Non, je n'aurais pas la force d'attendre jusqu'à demain'.... je ne sais, mais par moments il me semble (pie ma raison s'égare, et que je vais perdre la mémoire... Dieu ! mon secret ! ce merveilleux secret dont seul au monde je suis possesseur, s'il allait m'échapper ! C'est d'aujourd'hui seulement que je suis sur d'avoir réussi... et je tremble, j'ai peur de mourir avant demain !...
Soudain il retomba dans une rêverie sombre et silencieuse; il s'assit quelque temps dans un vieux fauteuil de velours, et demeura pensif, immobile, la tèïe dans une main , le coude sur un genou.
— Oui, murmura-t-ilj je n'ai rien oublié ,
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c*es( bien ainsi que je dois m'y prendre. D'abord, une insufflation dans les veines, trente gouttes de cette liqueur qui dégèle et remet en mouvement le sang figé ! puis la grande secousse électrique, la commotion vive et rapide qui parcourt ions les nerfs, toutes les libres... Oui, c'est bien cela. Mais on ne vient pas ! les misérables ! 11 est vrai que la tempête redouble, les chemins doivent être bien difficiles... Oh ! non, ils ne manqueront pas de parole, ils sont trop sûrs d'être largement payés!.. Ou'enknds-je! oui, celte fois, je ne me trompe pas, c'est bien ici... on marche dans le corridor,.. 11 écoulait, l'œil fixe, la bouche béante. Des pas lourds se ûrent entendre dans une galerie voisine : on semblait marcher avec précaution, et par moments le bruit des pas s'arî était. Enfin ce bruit deunl plus distinct et parut s'approcher. On frappa plusieurs coups à la porte 5 et ces coups, frappés à intervalles
aux , d'une manière mystérieuse , avaient l'air d'un signal. Ee personnage qui écoulait toul pensif dans ce laboratoire s'élança vivement vers la porte : il ouvrit.
— C'est nous, dit une voix basse cl enrouée. Pouvons- nous entrer, Docteur?
— Entrez vile!
Aussitôt un homme à figure sombre et caractéristique avança la tétc dans le laboratoire; puis, après avoir jeté un coup d'œil défiant à droite et à gauche, il entra, les deux mains aux épaules, et portant un fardeau assez lourd qu'une autre personne devait soutenir en dehors.
— Entrez, entrez donc ! dit le docteur aver vivacité.
— Nous v'ià, Monsieur, répondit l'homme , c'est Dick qui n'en peut plus.
Dick suivit son camarade en soufflant et '<>ia «n sueur, malgré la bise âpre et pi-
<[iicmi<\ Le docteui referma vivement la porte; ri, plein d'une joie fébrile, il étendit une niawi vers la table de marbre, en faisant à Tom de meure sur cette table le fardeau
«pi "il portail.
— Et vous m'avez tenu parole, n'est-ce pas ? dii le docteur en baissant la voix; de quand
est-il?
— De ce matin, docteur, comme vous vouliez, répondit Tom. Nous avons tenu notre promesse, c'est a vous maintenant à tenir la votre.
— C'est juste, mon ami : voici le double du prix convenu.
En même temps il mit dans la main de Tom plusieurs pièces d'or.
— Merci, docteur, vous êtes trop généreux! A votre service, dit Tom, et conserveznous voire pratique.
— Oui, oui, voire pratique, ajouta en riant
.» il <:ie.
le compagnon de Tom. Seulement c'est un peu lourd, surtout quand les chemins sont mauvais en diable, et quand il faut l'aire six milles dans les rochers, par la neige et le vent. Mais c'est égal, vous payez bien, et je vais boire une bouteille de gin à votre santé; car, parole d'honneur ! mes dents claquent, je suis plus froid que l'autre.
— Allez, allez, dit le docteur en ouvrant la porte et poussant Dick légèrement par les épaules, allez boire, mes amis, et surtout, silence et discrétion !
Le docteur referma la porte à double tour. Puis, lorsqu'il eut entendu le pas des deux hommes s'affaiblir peu à peu, il courut, tout palpitant, vers la table de marbre, et leva brusquement le drap couvert de neige qui enveloppait le mystérieux objet, attendu si impatiemment.
C'était un cadavre !
Le docteur prend son scalpel ; et, Rapprochant du cadavre, il met la main à l'endroit duiœur : le corps était glacé. Ce corps était celui d'un jeune homme robuste; le visage, malgré son effrayante pâleur, semblait d'une régularité parfaite et d'une étrange beauté ; t. i. 2
seulement, dans cette chevelure noire et abondante, on distinguait plusieurs gouttes de sang coagulé : c'était une espèce de blessure dont on ne pouvait reconnaître la cause. Le docteur regarda un instant cette plaie. Puis, d'une voix sourde et presque indistincte, il murmura :
— C'est un clou du cercueil, sans doute.
Ensuite il ouvrit avec une lancette la veine du bras gauche ; puis, après avoir fait sortir de la piqûre un peu de sang épais et noir, il appliqua contre la veine béante un tube de cristal, étroit et recourbé, qui plongeait dans un vase rempli d'une liqueur en ébullition. En même temps il approcha des tempes et de la poitrine un instrument de cuivre qui dégageait par intervalles des étincelles bleuâtres, tandis que le docteur faisait mouvoir un cylindre correspondant à des rouages compliqués et mystérieux.
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Un quart d'heure environ s'écoula; et, de
minute en minute, le doc -leur se penchait sui
la face pale du cadavre; puis il posait une
main à la place du cœur.
— Oui, le mystère va s'accomplir I murmurait-il ; je n'en doute pas, je le verrai tout à l'heure, ce cadavre insensible, remuer et vivre! Ce sera la vie d'un instant... mais n'importe! j'aurai du moins, pour un instant, ressuscité un cadavre ! ce corps raide et glacé, je l'emplirai d'une chaleur factice, je détendrai ces muscles, je ferai tourner ces yeux morts dans leurs orbites ; cet homme enfin, je le forcerai de marcher quelques pas!... Non, ce ne sera pas la vie, je ne lui aurai pas rendu l'âme... mais enfin j'aurai donné le mouvement à l'immobilité de la mort!
Et, tout en parlant de la sorte, il continuait de tourner la roue de sa machine; il plongeait plus profondément dans la veine l'orifice
(le son tube en cristal où montait incessamment une liqueur rouge et bouillonnante.
Cependant la tempête redoublait au dehors; la neige fouettait les vitres > et, par moments, les branches d'un saule venaient battre la fenêtre avec un gémissement plaintif. Le feu s'éteignait insensiblement dans l'âtre, et, de temps à autre, quelques rapides et vives lueurs éclairaient d'une étrange manière le cadavre étendu sur la table de marbre. On n'entendait, dans ce laboratoire, que le bruit monotone du balancier de la pendule, le bouillonnement de la liqueur, et, par intervalles, la respiration haletante du médecin qui redoublait de peine et de travail.
— Rien encore! dit-il, rien! Le cœur est toujours froid... aucun mouvement... les yeux sont fermés, les bras glacés et raides... Mais patience !
Puis, s' éloignant de la table, il ouvrait à la
hâte un vieux livre à couverture de parchemin; il lisait plusieurs pages, immobile et silencieux comme un homme qui médite, et revenait près du cadavre pour continuer son opération.
— Encore un peu de ihériaque, dit-il en vidant une iiole dans le vase bouillant Mais celte roue ne tourne pas assez vite : doublons le mouvement; plus d'électricité... Mais ce n'est pas tout, j'oubliais quelque chose.
Alors il entr'ouvre les deux mains et desserre les mâchoires du cadavre; puis, il verse dans cette bouche livide une liole délixir verdàlre, qui remplit tout le laboratoire dune odeur sulfureuse et nauséabonde.
La roue de la machine tournait toujours avec célérité; la liqueur brûlante et rouge continuait de monter abondamment , et se répandait dans la \cine entrouverte. Tout à coup le docteur jette un cri d'étonnenient le
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cadavre vient de remuer 1 ses yeux s'ouvrent
et regardent fixement ! ses bras se détendent
et s'allongent ! Le docteur reste ébahi , muet ,
immobile.
Un gémissement, faible, douloureux, se fait entendre.
— Je rêve î murmure le docteur. Non f je n'ai rien entendu... c'est une chimère de mon imagination î... Oh ! c'est impossible! je pourrais bien rendre le mouvement à ce cadavre , mais la respiration, mais la parole, jamais! Il est immobile... Je n'entends plus rien... Ah ! folie! mensonge!... Vraiment j'étais bien faible ! Je suis comme un enfant !... Continuons...
Il fait tourner plus rapidement le cylindre , et souffle le réchaud où bouillonne ce mystérieux liquide. Quelques secondes n'étaient pas écoulées, qu'un gémissement, plus lamentable et moins sourd , vient frapper son oreille
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11 regarde : le corps se remuait sur la couche de marbre; le visage était pâle toujours , et sans vie; seulement on voyait la bouche s'ouvrir et se fermer tour à tour, et les prunelles tournoyer sous l'arcade sourcillière. Puis les bras, agités d'un mouvement convulsif, se levaient alternativement et retombaient sur le marbre comme une masse inerte. Le docteur, malgré toute sa confiance dans son art , était bien loin de s'attendre à pareil miracle : aussi coinmença-t-il à trembler de tous ses membres, et le sang se figea dans ses veines. Mais ce lut bien pis encore et sa terreur fut au comble , lorsque le cadavre , se dressant tout à coup sur ses pieds , alla frapper le plafond avec sa tète et tomba soudainement précipité de la table de marbre , le visage sur le parquet.
Le docteur lit un bond en arrière, el demeura comme pétrifié, comme une statue de l'Épouvante.
Le cadavre était nu, couché par terre; il ne faisait aucun mouvement ; la bouche et les yeux s'étaient refermés, les bras ne bougeaient plus.
Le docteur, trouvant son effroi puéril, se rapproche du corps étendu sur le parquet , il lui saisit une main : elle était froide.
— J'étais fou, dit-il en haussant les épaules. Cet homme est bien mort , et je ne le ressusciterai pas! Vraiment, je croyais avoir plus de courage... Mais non , c'est plus fort que moi , je n'ose poursuivre mon expérience... j'ai peur !. . . Car n'est-ce point un crime ce que je fais là? N'est-ce point vouloir outrepasser la puissance de l'homme? N'est-ce pas tenter Dieu?...
Il resta quelque temps debout et immobile, les bras croisés , le front dans ses mains.
— Non , non ! je ne suis pas un lâche ! s7écria-t-il en s'élançant avec vivacité vers la
machine électrique , je veux achever mon œuvre!... Oui, dût l'enfer m'engloutir, le ciel me foudroyer, je sonderai jusqu'au bout le mystère !
En parlant ainsi, il s'agenouilla près du cadavre, se pencha sur cette bouche froide et décolorée, et souffla long-temps dans ces lèvres grimaçantes.
En même temps il pose une main sur le cœur : le cœur battait !
— Ah ! s'écrie-t-il en se relevant épouvanté. Ai-je donc fait plus que je ne pensais ! ai-je donc ressuscité la mort !
Le cadavre venait de se dresser à demi et s'appuyait d'une main sur le parquet , tandis que de l'autre iT touchait sa tète , d'où le sang recommençait à sortir par une blessure presque imperceptible et cachée dans les cheveux.
Le silence était profond. Tandis que cet