SCÈNE III
LÉON, LUCIENNE, entrant par la porte latérale de droite.
Léon, mon frère... six jours au moins que je ne t’avais vu.
LÉON
Ma bonne Lucienne... mon ange gardien 1...
[luciennbï
Là!... comme il est changé... 11 a profité de mon absence pour travailler davantage encore... Je parie que tu as passé toutes les nuits... méchant frère !... on ne peut pas le quitter... sans qu’il se dérange...
LÉON
Oh ! ne me gronde pas, Lucienne... Une bonne nouvelle...
Une bonne nouvelle?..
LÉON
Cette dette... cette dette fatale... j’ai pu verser ce matin un léger à-compte... Oh ! bien faible... trois mille francs... C'est égal, avec quelle joie je l’ai pdrté chez le notaire !... (.4 part.) Il faudra bien qu’il avoue, lui, que je suis un honnête homme.
Trois mille francs gagnés en un an, à graver de la musique... ou à faire de la miniature... Voilà de l’argent qui rend fier !... si ça ne te coûtait pas la santé... Mn> e deCernay ne voulait pas me laisser partir... Son accordeur était malade... je l’ai prié de te prendre... (Avec une petite moue.) Oh! ra-surez-vous, monsieur l’orgueilleux, car je vous devine... A votre figure... on ne sait pas ici qui nous sommes... Je n’ai dit que nos noms