‹ Lucrèce BorgiaChapitre 129 sur 227 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Le? Mêmes. LE LORD CHAi\'CELIER, louic la cour.

LA liElM-,

Entrez, entrez, mylords. J'ai véritahlement beaucoup de plaisir à vous voir tous aujourd'hui. — Bien, bien, b> hommes de justice, par ici, plus près, jdus près. — Où soni les sergents d'armes de la chambre des lords, Harriol et Herbert? Ah! vous voilà, messieurs. Soyez les bienvenus. Tirez vos épées. Bien. Placez-vous à droite et à gauche de cet homme. Il est votre prisonnier.

lAHIAM

Madame, quel est mon crime?

iMylord Gardiner, mon savant ami. vous êtes chancelier d'Angleterre, nous vous faisons savoir que vous ayez à vous assembler en diligence, vous et les douze lords commissaires de la chambre étoilée, que nous regrettons de ne pas

JOURNEE H. — LA l'.ElNE. 100

\(iir ici. Il se passe des choses élraiiyes dans ce palais. Ecuiilez, niylords. Madame Elisabeth a déjà suscité jdiis diia ennemi à notre couronne. Il y a ou le comjdot de Pielro Caro, qui a fait le mouvement d'Exctêr, et qui correspondait secrètement avec madame EHsahclh par le moyen d'un cliiiïre laillé sur une ;ïuitaa'. Il y a eu la trahison de Thomas Wyat, qui a soulevé le comté de Kent. Il y a eu la réliellion du duc de SufTolk, lequel a été saisi dans le creux d nn arhre après la défaite des siens. 11 y a aujourd'hui un nouvel altenlal. Ecoulez tous. Aujourd'hui, ce malin, un homme s'est présenté à mon audience. Après qut'lques paroles, il a levé un poij^nard sur moi. .l'ai arrèlé son bras à temps. Lord Chandos et monsieur le bailli d'Amont ont saisi l'honnuc. Il a déclaré avoir été poussé à ce crime par lord Clanl)rassil.

Par moi? Cola n'est pas. Oh ! mais voilà une chose affreuse ! Cet homme n'existe pas. On ne retrouvera pas cet homme. Qui ost-il? où est-il?

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