‹ Lucrèce BorgiaChapitre 134 sur 227 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes, LE liOUiïliEAL"

Mylord duc de Somerset, ces deux hommes à la Tour! — Mylord Gardiner, notre chancelier, que leur [irocès commence dès demain devant les douze ])airs de la chambre aux étoiles, et que Dieu soit en aide à la vieille Angleterre! Nous entendons que ces hommes soient jugés tous deux avant que nous partions pour Exford, où nous ouvrirons le parlement, et pour AVindsor, où nous ferons nos pàques.

Au bourreau.

— Approche, toi! Je suis aise de te voir. Tu es un lion serviteur. Tu es vieux, tu as déjà vu trois règnes. 11 est d'usage

(jiu- les >>ouverains de ce royaume te fassent un don, le pins nia^ni(ii|ae possible, à leur avènement. Mon père Henri Vlli t'a donne l'aiirafe en diamants de son manteau. Mon frère Kdouard VI t'a donné un lianap d'or ciselé. C'est mon tour maintenant. Je ne t'ai encore rien donné, moi. 11 faut ({ue je te fasse un présent. Approche. Mouiram Fabiani.i — Tu vois bien cette tète, cette jeune et charmante tète, cette tète (|ui, ce matin encore, était ce que j'avais de plus beau, de plus cher et de plus précieux au monde, eh bien! celte tcle, lu la vois bien, dis? — je te la donne!

'20 i MARIE TUDOR.

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