‹ Lucrèce BorgiaChapitre 143 sur 227 · C.'ol 1,1 |ii)rlc (lu ciclidl (l'un ;uilrc · texte numérisé non relu

C.'ol 1,1 |ii)rlc (lu ciclidl (l'un ;uilrc

(Jiii. ccl nuire'.'

JiiSMIV

In .lUlrc ((UKlanuié ii mort, (jut-liiu'iiii ijiir vnus ur iniiii.dssi'Z |Uis. lu (lUM'icr noiiuiiL' Ciillii'i'l .

JA-NF.

( luvrcZ celle |i(irle!

.KiSHI \, ;i|ir(""i avoir (iiiVfil h |"Oilr.

(.ill.ei-l!

S(,ÈNR MI

.l\M,, (.ll.liK!",T. .MtSIJl'V

GIl.UKIiT, lie riiiliri.ur Jii r:i(li<.l.

(jue nie veiil-on?

Il |i;irail 'iiir lo seuil, .ipeniiit Jaiio. cl ~':i|i|niif Imit fli:iiir('l;nil coiiIi-l' Iomimi.

— J.me! 1.1(1 y Jane Tallml :

.J \>E, ;i i.'fiifiiiv. «ans lever les yeuv sur lui.

(lilliil-j . je \iiU-< \(IU^ v;i||\cr.

Gii.)!i:i!r

Me s;iU\el'l

Kfoulez. Ayez pilié, ne maccahlez pas. Je sais tout ce (jue vous allez me dire. C'est juste; mais ne me le (Jiles pas. Il l'aul que Je vous sauve. Tout est préparé. L'évasion est sûre, [.aissez-vous sauver par moi comme par un autre. Je ne (liiuande rien de plus. Vous ne me connaiirez plus ensuite.

JouHNÉi^ m. — ii:niJKi. j)i:s DELK' ■i\:

Nous ne saurez plus qui je suis. \e me pardonne/ [tas. mais l;iissez-mni vous sauver. Voulez-vous?

Mi-rci ; mais e'esl inutile. A quoi bon vouloir sanvir ina \ii', l.iily Jane, si vous ne m'aimez plus?

.I.VNK. avecjViii'.

(thl (iilhi'rt, est-ce bien en elïet cela que vous me ilemandez? (îilbert, est-ce que vous ilaienez vous occuper encore de ce qui se passe dans le cœur de la pauvre HUe? (iilberl, est-ce que l'amour que je puis avoir pour quelqu'un vous intéresse encore et vous parait valoir la peine que vous vous en informiez? Oh! je croyais que cela vous était bien éj^al, et que vous me méprisiez trop pour vous inquiéter de {■{' que je faisais de mon cœur. Gilbert, si vous saviez (juel effet m(; font les paroles que vous venez de me dire! C'est un rayon de soleil bien inattendu dans ma nuit, allez! Oli! écoutez-moi donc alors! Si j'osais encore m'approcher de vous, si j'osais toucher vos vêtements, si j'osais prendre votre main dans les miennes, si j'osais encore lever les yeux vers vous et vers le ciel, comme autrefois, savez-vous ce que je vous dirais, à genoux, prosternée, pleurant sur vos pieds, avec des sanglots dans la bouche et la joie des anges dans le cœur? Je vous dirnis : (iilbert, je t'aime!

GII.BKIIT, l;i siisissiiit dans se* bras avec eiiiiiorteinciil.

Tu m "aimes !

Oui. je l'ainii' 1

GU.BEItl

Tu m'aimes! — Klle m'aime, mon Itieu! c'est bien vrai, c'est bien elle tjiii lUf le dil, c'est bien sa bou( lu- (|iii ;i |iarlt'', IHeii du ciel 1

J.VNK

Mon Cilbrrl!

■IIH MAHIE TlflOll.

Tu as loiil prépair pour mon évasion, dis-ln! Vile! vile! la vie! je veux la vie. Jane m'aime! celle voùle s'appuie sur ma lête et IV'erase. J'ai besoin d'air. J'élonffe ici. Fuyons vite! viens-nous-en, Jane! Je veux vivre, moi! je suis aimé!

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