‹ Lucrèce BorgiaChapitre 144 sur 227 · IAM · texte numérisé non relu

IAM

l'as encori'. Il l.uil un lialeau. Il faut attendre la nuit. Mais sois lrau([uille. lu es sauvé. Avanl une heure, nous serons dehors. La reine csl à la maison de ville, el ne reviendra pas de sitôt- Je suis maîtresse ici. Je l'expliquerai loiil cela.

On.BERT

Une heure d'attente, c'est bien lon^ ! (III! il me tarde de ressaisir la vie et le bonheur. Jaae, Jane, lu es là 1 Je vivrai ! lu m'aimes! Je reviens de l'cnler! lleliens-moi, je ferais miflque t'olie. \ois-lii. Je rirais, je clianlerais. Tu m'aimes ijoiic ?

Oui! je l'aime! Oui, je t'aime! Et, — vois-tu, (lilberl. crois-moi bien, ceci esl la vé-rité comme au lit de la mort. — je n'ai jamais aimé que loi ! Même dans ma l'aule, même au l'ond de mon crime, je t'aimais! A peine ai-je élé tombée aux bras du démon qui m'a perdue, que j'ai pleuré mou

GII.BEHT

Oublié ! pardonné ! Ne parle plus de cela, Jane. Oh ! que m'importe le passé 7 Qui est-ce qui résisterait à ta voix? qui esl-cc qui ferait autrement que moi'/ Oh! oui, je te pardonne l»ien tout, mon enfant bien-aimée! Le fond de l'amour, c'est lindulgence, c'est le pardon. Jane, la jalousie el le désespoir ont briilé les larmes dans mes yeux. Mais je te pardonne, mais je te remercie, mais lu es pour moi la seule chose vraiment rayonnante de ce monde, mais k chaque mol que lu prononces je sens une douleur mourir et une joie miih'e dans mon àmc ! Jane, relevez votre lèle, tenez-vous

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