I01:RNÉE III. — LEQUEL DES DEUX
droite là, et rofi^ardez-moi . — Je vous dis que vous èh^s mon t 'Il Tant.
JANE
Toujours i;('n('r('iix I toujours 1 nioii (iilltrrl l)icii-,iiiii(' 1
GII.IiEFtT
( lli ! je voudrais être déjà dehors, en fuite, Iticii Idiii. lihi-c ■i\('c loi 1 Oh ! celte nuit qui ne vient pas ! ^ — - Le hale.ni nesl |ias là! — .fane, nous quitterons Londres tout de suite, celle iiiiil. Nous quitterons l'An;.ileterre. Nous irons à Venise. Ceux de mou métier jiasnent heaiicoiip d'arjient là. Tu seras à moi... — Oli 1 mou Dieu! je suis insensé, j'diililiiii^ (|iir| iiiim lu portes I II est trop beau, Jane I
(jlle M'UV-lll (lire ■.'
ijuai', 1 Lille (le lunl TallM.l :
.iam:
J'en sais un plus Ikmu.
(.ii.iti.i'.r
Leipiel ?
Lemnie de l'oii\rier (lillierl .
(.ii.i!i:i!r Jane!...
(Jli 1 non, oh! ne crois pas que je te demamie cela. (Ilil je sais bien que j'en suis indigne. Je ne lèverai pas mes yeux si haut. Je n'abuserai pas à ce point du pardon. Le pauvre ciseleur Gilbert ne se mésalliera pas avec la comtesse de NN âlei'l'ord. Non, je le suivrai, je l'aimerai, je ni' le (piii-
j-.»o MAhir. Tiihoi',.
tcrai iamais. Jf me coudierai le jour à tes pieds, la nuit à ta ])orlè. Je le regarderai travailler, je t'aiderai, je te donnerai ce qu'il le i'audra. Je serai j)Our toi quelque chose de moins (lu'une sœur, quelque chose de plus qu'un chien. Et, si tu le maries. Gilbert, — car il plaira à Dieu que tu finisses par Irouver une femme pure et sans tache, et digne de toi, — I II bien, si tu te maries, et si ta femme est bonne, et si elle veut bien, je serai la servante de ta femme. Si elle ne veul pas de moi, je m'en irai, j'irai mourir où je pourrai. Je ne le quitterai que dans ce cas-là. Si tu ne te maries pas, je resterai près de toi, je serai bien douce et bien résignée, tu verras: et. si l'on pense mal de me voir avec toi, on pensera ce ([\i"on voudra. Je n'ai plus à rougir, moi, vois-tu ! je siii> une pauvre
re tille '
GILBERT, toinbiint à ses pieds.
Tu es un anui' 1 tu es ma fenune !
Ta l'enniie! tu ne pardonnes donc que comme Dieu, en |iiiri(iaiil ! Ah! sois Jjéni, (lilbert. de me mettre cette (oiiniiiiie sur le front!
l.illiiTl SI' ri'lèvo et la soire (lari> ses 1ji-.is. l'eudaiit i|\rils >i' lii'iiiieiil l'iiiiilenieiil embrassés, Jnsliua vient |)renilre la main de Jane.
JltSIll A
(;"esl Joshua, lady J.iiic.
cii.i!i:i;i pMiii .Idsiiiia !
JOSHU.V
Tniit à l'iieure vous ne m'avez pas reconnu.
Ah 1 l'est que ("(«si par lui qut; je devais euninieiK ci .
J(i-lilia lui liai^e les mains.
.lOlHNF.E m. — LEQIEI. DES PEUX'
(.IIRF.ur, l;i -i-rninl il;in- s.-- l>ia
M.ll^ i|l|i| lidllllrlir I |l|;ii^ l'vl-cc ijlli' (• csl Idi'II I<rl. fnlll
et' lKinhiMir-l;i '.'
llr|)iib i|iiolciii<'? iii>t:iii(s. (111 ciilciiil ;iii clcliin~ un liiiiil i-liiii;in', ilo ni» iniirii-. un liiiniillc. r.c jour ll;li^-^■.
Oll'csI-Cf (|l|c (■'(•>! (|(|c ce liniit ? (Il \:i il h r.n.iir .|iii ,|..nn<' .mii-
(>!i! iimii |)iiii ! |i(iui'\ii (juil n'aillr ririi ,iiTi\iM- !
1 Ile ;^lMli<lr lulllf l;i-li;is. ]){■> jmucIio, do [iiqui'>. df> liurhes. LuspiMisioniiaiiTs th; la reiiio à rlicval l'I en bafaillr. Tniil cela vient par iei. (jnels cris! Ali diaMi' ! (In dirait une riiiriile do populaire.
l'oiirvii (|iic ce ne sitil pas eoiilrc dillirrl I
crus i;i,<iigm;s I aliiaiii 1 Mnrl a I ahi.iiii !
.lA.NK
lùili'iidcz-Miiis '.'
Oui.
(hic diseiil-ils ".'
Je ne ilisliiiiiue pas.
JANE
Ah 1 mon Dieu I mon Dieu I
IJilii'iil |iréiiiiit;iininc'nl par l;i pi'ilc myMiurr nuiiln; Éiica-i cl un li.ilçlifr.
•i'2'i MAI'.IL TUnoM.
scLm-: Mil
[,Ks \\iy\Es, MAITRE É-NEAS, UN JîATEl.lEn
M.UTRE K.\K.\.S
Myloril r;il)i;iiii 1 myloril ! pas un inslaiil à ])cr(lrc ! On a >ii (|iii' la riiuc voulait sauver voire vie. Il y a séflition du {lupulaire de Londres eoiitre vous. Dans un quart d luMire, \(ius seriez déchiré. Mylord, sauvez-vous! Voiei un manteau et un chapeau. Voici les ciels. Voici un halelier. ^ oujjliez j)as que c'est à moi que vous devez tout cela. Mylord. hàhz- \ous! (Bas au halelier.) — Tu ne te presseras pas.
.lANE. (Ellf cnuvi'o en liàtc Gilljcrt du manlcau e( ilu diapi'aii.i
(i!..s à Jo^hua.i Ciel 1 pourvu que cet homme ne recoiniaisse pas...
MAÎTItl-: KMÎAS, regardant Gilbert en fa.r.
Mais i|uni I ce 11 Vsl pas lord Clanhrassil I Vous nC\é( nirz \K\-- !(•> ordres de la reine, milady ! Vous en i'ailfs ('vadcr un aulre !