‹ Lucrèce BorgiaChapitre 173 sur 227 · SCÈNE V KODOLFO, LA TISBE · texte numérisé non relu

SCÈNE V KODOLFO, LA TISBE

L\ TISBE

C'est encore moi, Uodulfo. Bonjour 1 Je n'ai pu être plus longtemps sans te voir. Je ne puis me séparer de toi; je te suis partout ; je pense et je ne vis que par toi. Je suis lumbre de ton corps, lu es l'ànie du mien.

RODOLFO

Prenez garde, Tislje, ma famille est une famille fatale. Il y a sur nous une prédiction, une destinée qui s'accomplit presque inévitablement de père en fils. Nous tuons qui nous aime.

LA TISBE

Eh bien, tu me tueras. Après? Pourvu que tu m'aimes!

RODOLFO

Tisbe...

LA TISBE

Tu me pleureras ensuite. Je n'en veux pas plus.

KODOLFO

Tisbe, vous mériteriez l'amour d'un ange, (il lui baise la main

cl sort Iculemcut.;

LA TISBE, seule.

Eh bien! comme il me quitte! Piodolfo! U s'en va. Qu'estce qu'il a donc? il!e|:aidant vers le banc.) — Ail! Honiodci s'esl

réveillé !

Boinodei pai'ait au lond du théâtre.

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