I.V TISBE
Et la lettre, l'avez-vous là?
ANCELO, fouilliint dan? sa poilrino.
Oui, je l'ai sur nioi. C'est justement pour vous la montrer que je vous ai fait venir. Si par hasard vous en connaissiez l'écriture, vous me le diriez, ili tire la loiire.i • — ■ La voilà.
Donnez.
ANGEI.O, froi>saut la lettre dans ses mains.
Mais je suis dans une anxiété affreuse, Tisbe! 11 y a un liomme ([iii a osél — qui a osé lever les yeux sur la fenune d'un Malipieri! 11 y a un homme qui a osé faire une tacl.c
au livre d'or de Venise, à la plus belle page, à l'endroit où est mon nom I ce nom-là ! Malipieri ! 11 y a un homme qui était cette nuit dans cette chambre, qui a marché à la place oîi je suis peut-être. 11 y a un misérable homme qui a écrit la lettre que voici, et je ne saisirai pas cet homme! cl je ne clouerai |)as ma veniicancc sur mon affront ! et cet homme, je ne lui ferai pas verser une mare de san^f sur ce plancher-ci, tenez! Oh! pour savoir qui a écrit celte lettre, je donnerais lépée de mon père, et dix ans de ma vie, et ma main droite, madame !
Mais montrez-la-moi, cette lettre.
ANGEU), la lui laissant prendre.
Voyez.
I,\ TISBE
(Elle déplie la lellre el y jclle un roup d'œil. A part.) — C'est Rodolfo •
.\>GELO
Est-ce que vous connaissez cette écriture?