‹ Lucrèce BorgiaChapitre 201 sur 227 · I.V TISBE · texte numérisé non relu

I.V TISBE

j en ai, moi.

Où 7

Chez moi.

Quel poison?

' Le poison Malaspina. Vous savez? celle boîte que m'a ; envoyée le primicier de Saint-Marc.

(Jui, vous m'en avez déjà parlé. C'est un poison siir et prompt. Eh bien, vous avez raison. Que tout se passe entre nous, cela vaut mieux. Ecoutez, Tisbe. J'ai toute confiance en vous. Vous comprenez que ce que je suis forcé de faire est légitime. C'est mon honneur que je venge, et tout homme agirait de même à ma place. Eh bien, c'est une chose sombre et difficile que celle où je suis engagé. Je n'ai ici d'autre ami que vous. Je ne puis me fier qu'à vous. La prompte exécution, le secret sont dans l'intérêt de celle femme comme dans le mien. Assistez-moi. J'ai besoin de vous. Je vous le demande. Y consentez-vous?

Oui.

Que cette femme disparaisse sans qu'on sache comment, sans qu'on sache pourquoi. Une fosse se creuse, un service

57,0 ANGELU.

se diante, mais porsnnno no sait pour qui. Je l'orai enlever le corps par ces deux mêmes hommes, les iruetteurs de nuit, f|ue je garde sous clef. Vous avez raison, mettons de l'omljre sur tout ceci. Envoyez chercher ce poison.

I,\ TISBE

Je sais seule où il est. J'y vais aller moi-même.

ANf.F.I.O

Allez, je vous attends.

Sort la Tisl)e.

— (lui. c'est mieux. Il y a eu des ténèbres sur le crime,

qu'il y en ait sur le châtiment.

La porte de l'oratoire s'ouvie. L'arcliiprêtre en sort, les yeux baissés et les bras en croix sur la poitrine. Il traverse lentement la chambre. Au moment oii il va sortir par la porte du fond, Angelo se tourne vers lui.

— Est-elle prête?

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