SCÈNE XI
.\NGELO, LA TISBE, ORFEO, G.iBOARUO
A.NOELO, aux guetteurs de nuit.
Vous avez été souvent employés aux exécutions de nuit dans ce palais. Vous connaissez la cave où sont les tombes?
GABOAKDO
Oui, monseignetir.
Y a-t-il des passages tellement cachés qu'aujourd'hui, par exemple, que ce palais est plein de soldats, vous puissiez descendre dans ce caveau, y entrer et puis sortir du palais sans être vus de personne?
QABUAr.DO
Nous entrerons ot nous sortirons sans être vus de personne, monseigneur.
Lest bien, (il oulr'nuvro la porte de l'oraloire. — Aux deux gueUeurs.)
— Il y a là une femme qui est morte. Vous allez descendre cette femme secrètement dans le caveau. Vous trouverez dans ce caveau une dalle du pave ([u'on a déplacée et une fosse qu'on a creusée. Vous mettrez la femme dans la fosse et puis la dalle à sa place. Vous entendez?
• GABOARDO
Oui, monseigneur.
A.NGELO
Vous êtes forcés de passer par mon appartement. Je vais en faire sortir tout le monde. AlaTisbe.) — Veillez à ce que tout se fasse en secret, iiuoii.)
LA TISBE, tirant une bourse de sou auuiôuiérc. — Aux deux Iiommes.
Deux cents sequins d'or dans cette bourse. Pour vous! et demain matin le double, si vous faites bien tout ce que je vais vous dire.
GABOARDO, iirouaiil la bour^c.
Marclié conclu, madame. Où faut-il aller?