I.V TISBF
Je l'ai tuée, te dis-jel Frappe donc!
RODOLFO
Misérable 1 (il la frappe.)
LA TISBF. Œlle tombe.;
Ail! au cœur! Tu m'as frappée au cœur! C'est bien. —
Mon Piodolfo! ta main! (File lui preud la main et la baise.) —
Merci! Tu m'as délivrée! Laisse-la moi, ta main. Je ne veux pas le faire du mal, tu vois jjien. .Mon Rodolfo bien-aimé, tu ne te voyais pas quand tu es entn', mais de la manière dont tu as dit : vous avez un quart d'heure! en levant ton couteau, je ne pouvais plus vivre après cela. Maintenant que je vais mourir, sois bon, dis-moi im mot de pitié. Je crois que tu feras bien.
RODOLFO
Madame...
.■)i)G ANGELO.
I,A TISBK
Un mol de pilié! Voux-tn?
On entend une voix sortir de derrière le« rideaux de l'alcôve. CVTARINA
OÙ suis-je? Rodolfo!
nonoi.FO
(Jifcst-re quo j'onlonds? (Jucllc est ccfic voix 7
Il se retourne el vnil la figure idanclie de Calaiiiia. (jui a entr'ouverl les rideaux.
Rodolfo!
liOnor.FO. (Il court à elle et l'enlève dans ses bras.)
Catarina! Grand Dieul Tu es ici! Vivante! Comment cela
se fait-il? Juste ciel! (Se retournant vcr.s la Tisbe.) — • Ail! Cju'ai-je
fait'.'
L\ TISBE, se traînant vers bii avec un sourire.
iiien. Tu n'as rien fait. C'est moi qui ai fait tout. Je voulais mourir. J'ai pousse' ta main.
ROnOLFO
Catarina! tu vis, grand Dieu! Par qui as-tu été sauvée?
LA TISBE
Par moi, pour toi!
RODOLFO
Tisbe! Du secours! Misérable que je suis!
LA TISBE
Non. Tout secours est inutile. Je le sens bien. Merci. Ah! livre-toi à la joie comme si je n'étais pas là. Je ne veux pas to gêner. Je sais bien que tu dois être content. J'ai trompé le podesta. J'ai donné un narcotique au lieu d'un poison. Tout le monde l'a crue morte. Elle n'était qu'endormie. Il