ACTE II. — LE COUPLE. .j
lu verras .sur un plateau do cristal un flacon ddr et un llacon dargent avec deux coupes en émail. Dans le llacon d'argent il y a de l'eau pure. Dans le llacon d"or il y a du vin préparé. Tu apporteras le plateau, sans y rien déranf^er, dans le cabinet voisin de cette chambre, Iiustighelio, et si tu as jamais entendu des gens, dont les dents claquaient de terreur, parler de ce fameux poison des Borgia qui, en poudre, est blanc et scintillant comme de la poussière de marbre de Carrare, et qui, mêlé au vin, change du vin de Piomorantin en vin de Syracuse, tu te garderas de toucher au llacon d'or.
ULSTIGUKI.I.O
Est-ce là tout, monseigneur?
Non. Tu prendras ta meilleure épée, et lu le tiendra^ dans le cabinet, debout, derrière la porte, de manière à entendre tout ce qui se passera ici, et à pouvoir entrer au premier signal que je te donnerai avec cette clochette d'argent, dont tu connais le son.
Il inoulre une clochcUe sur la laltlc.
Si j'appelle simplement : — Dustighello ! tu entreras avec le plateau. Si je secoue la clorliette, tu entreras avec l'épée.
KUSTIGHELLO
Il suffit, monseigneur.
Tu tiendras ton épée nue à la main, afin de n'avoir pas la peine de la tirer.
RISTIGHRLLO
Dieu.
lu IN ALPHONSE
Hustigliello, prends deux épées. Une peut .se briser ■
Va.
Hustigliello sort par la pciiie iioi te.
j2 LIXUÉCE BOIU.IA.
r.\ IRISSIKII, eiilraiil par la poilc ilu fond.
Nuire dame la duchesse demande à parlera nuire seigneur le due.
DU.N ALl'HU.NSE
Failes entrer ma dame.