ACTE II. — LE COITLE
sans (oniplcr les aubaines et les épaves, me (.loiiiie deux mille sequins d'or par an.
Et si je vous en olïrais quatre mille, prendriez-vous service chez moi ?
Je ne pourrais. Je suis encore pour cinq ans au service de la république. Je suis lié.
Comment? lié?
GE.N.NARO
Par serment.
DON ALPHONSE, bas à dona Luirczia.
Il parait que ces gens-là tiennent les leurs, madanii'.
Haut.
— N'en parlons plus, seigneur Gennaro.
Je n'ai fait aucune lâcheté pour obtenir la vie sauve; mais, puisque votre altesse me la laisse, voici ce que je puis lui dire maintenant. Votre altesse se souvient de l'assaut de Faenza, il y a deux ans. Monseigneur le duc Hercule d'Esté, votre père, y courut grand péril de la part de deux cranequiniers du Yalentinois qui lallaient tuer. L'n soldat aventurier lui sauva la vie.
Oui, et Ion n'a jamais pu retrouver ce soldat.
GENNAKO
C'était moi.
l'ardieu, mou capitaine, ceci mérite récompense. — Est-ce que vous n'accepteriez pas cette bourse de sequins d"or?
GE.X.WRO
Nous faisons le serment, en prenant le service de la répu- Ijlique, de ne recevoir aucun argent des souverains étrangers Cependant, si votre altesse le permet, je prendrai cette bourse et je la distribuerai en mon nom aux braves soldats que voici.
Il moiilre les g;inles.