‹ Lucrèce BorgiaChapitre 59 sur 227 · DO> APOSTOLO · texte numérisé non relu

DO> APOSTOLO

Vous oubliez qu'on nous les a fait quitter dans l'antichambre.

GLBETTA

Et la précaution était bonne, car autrement nous nous .serions battus devant les dames; ce dont rougiraient des flamands de Flandre ivres de tabac !

GE>.\Ar,0

Bonne précaution, en effet I

MAFFIO

Pardieu,mon frère Gennaro ! voilà la première parole que tu dis depuis le commencement du souper, et tu ne bois pas ! Est-ce que lu songes à Lucrèce Borgia? Gennaro ! lu as décidément quelque amourette avec elle ! Ne dis pas non.

Ui LUCRECE [tOr.GIA.

Verse-moi à Ijoirc, Mal'linl ]<■ n .ilianditiiac |)as plus mc^ amis à tahlo qu'au feu.

UN PAGE NOIR, deux flacons à la main.

Messei;nieurs, du vin de Chypre ou du vin de Syracuse?

l)u viii lie Syracuse. C'est le meilleur.

Le ]>agp nojr remplit ton» les verres.

.JEI'PO

La peste soil d'( lloferno 1 Est-ce que ces dames ne vont pa> revenir?

Il va successivement aux deux portes.

— Les portes sont fermées en dehors, messieurs !

N'allez-vous pas avoir peur à votre tour, Jeppo ! Elles ne veulent pas que nous les poursuivions. C'est tout simpli-.

GUBETTA

lîuvons, mcsseigneurs.

Ils choquent leurs verres.

MAFFIO

A ta santé, Gennaro! et puisses-tu iiienlùl retrouver ta mi-re !

GENNARO

•Jue Dieu t'entende!

Tous boivent excej)té Gubetla qui jette sou vin par-dessus son épaule. MAFFIO, bas à Jepjio.

Pour le coup, Jeppo, je l'ai hien vu.

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