SCENE IL
J'offre ma patience en attendant. Reçois
Cette libation des affronts que je bois.
D ailleurs, je suis plus fort contre le \ieil outrage.
Aux pleurs de la pitié j'ai trempé mon courage
Cette source, nouvelle à mon front étonné,
A lavé sa souillure et l'a rasséréné.
Je m'apprivoise au lit de fange, où je me vautre.
Je ne vois mes affronts que comme ceux d'un autre,
Et j'ai besoin tantôt, non pas de me dompter,
Mais de me battre exprès les flancs pour m'irriter.
Oh ! qu'un mot bienveillant apaise de colère
Au cœur d'un malheureux !