‹ LucrèceChapitre 11 sur 98 · uoiqu'on t)béisse enfin sans murmurer · texte numérisé non relu

uoiqu'on t)béisse enfin sans murmurer

Qui ne murmure jilus est près de conspirer.

Oui , Lucrèce a dit vrai : quelque cbose s'apprête.

Vienne une occasion; vienne un homme à leur tètcj

Et les ])atriciens, mal fléchis par les rois,

Sauront se redresser pour ressaisir leurs droits.

Et cet homme, c'est moi, qu'attend l'honneur suprême

De venger mon pa}s, et mon père, et moi-même,

D'anVanchir l'avenir, de punir le passé.

Et de glorifier mon surnom d'insensé.

Patience! Les jours n'ont pas atteint leur borne;

On n'est pas furieux encore; on n'est que morne.

C'est un calme iiupiiet, semblable à cette horreur

Qui de l'éther tonnant précède la fureur.

La menace des cieux attend qu'un vent l'allume.

Sonmieillez jusque-là, foudres, sur mon enclume!

Koble sang des aïeux, (jui me gonfles le cou,

Hedescends, indigne, dans les veines du fou!

Et toi, Rome que j'aime, et que souvent j'invoque,

Rome à qui je médite una fameuse époque,

Rome à qui je promets, si j'arrive au pouvoir.

Des grandeurs que tes rois n'oseraient concevoir ;

Quand il sera besoin, à tes destins prospères

J 'offrirai tout le sang que je tiens de mes pères.

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