SCÈNE III
(iUlLLAUME-DES-BARRES, PHILIPPE-AUGUSTE, AGNÈS.
GUILLAUME
Sire...
PHILIPPE
Ah! voici déjà notre féal Guillaume, La fleur des chevaliers de notre bon royaume. Tu viens me gourmander? Un guerrier comme toi N'entend pas que l'amour retienne ici le Roi. — Je te suis.
GUILLAUME
Le prévôt, Sire, est à votre porte; Il demande audience, et la matière importe,
PHILIPPE
Qu'est-ce donc?
Ik ACTE I.
GUILI>ALME.
Monscigiieui", c'est que vos écoliers Ont l('\é le bâton contre des chevaliers.
PHILIPPE
Que s'en est-il suivi?
GUILLAUME
Quelques-uns de leur bande Sont conduits en prison, jusqu'à ce qu'on les pende. Mais les gens de l'école étant de vos amis, Au point que, gntce à vous, tout leur semble permis, Le préNÙt inquiet demande avec instance Qu'avant votre départ vous signiez la sentence. Il est ici.
PHILIPPE
C'est bien , qu'il paraisse î
(Guillaurac fait entrer le prévôt.) Prévôt !
Que les écoliers pris soient libres au plus tôt; Qu'on n'ei» poursuive aucun de ceux-là ni des autres. Allez! vous répondez de leurs jours sur les vôtres.
(Le prévôt sort.) (A Guillaume.)
Qu'en penses -tu?
GUILLAUME
Seigneur, j'ai cru jusqu'aujourd'hui Que vos nobles étaient votre plus ferme appui, Ei qu'à son tour le Koi préserverai! d'offense Ceux qui savent >eiser leur sang pour sa défense.
.le te comprends, Guillaume, et la cause des preux Appartient à bon droit au |)lus brave d'entn^ eux; Mais, sans que nous soyons ingrat pour nos fidèles, Nos écoles aussi valent qu'on ait .soin d'elles. J'en ai besoin, vois-tu, pour ce que j'entreprends,