‹ LucrèceChapitre 61 sur 98 · C. l IT.LAUME · texte numérisé non relu

C. l IT.LAUME

Ah! Sire!

l'HfLIPPE.

.le suis donc un prince bien infâme, Qu'un dernier compagnon me jette aussi son blâme?

GUI LL\UME

Chei' Sire !

PHILIPPE

Mais du moins écoute-moi : Je veux, Pour me justifier, que nous causions nous deux. . Et d'abord j'aime Agnès. Force ni raison môme Ne pourraient me contraindre à quitter ce que j'aime. Mais si je la délends pai' amour, je le doi , Et comme chevalier, Guillaume, et comme roi. Ce n'est pas devant toi, la loyauté vivante. Que la chevalerie a besoin qu'on la ^ante; Tu connais les vertus, pour les avoir au cœui'. Que verse en un pays cette source d'honneur; C'est le sacré baptême^ où l'on trempe la lance Sur lafpiellc on inscrit Courtoisie et Vaillance ; Nous sommes tous nés d'elle; et nos plus hauts barons. S'ils n'étaient chevaliers, ne sciaient que larrons, ïl faut, n'est-il pas \rai, (pie celui qui command<' Carde à la nation les mœurs qui la font grande, Et que, par sa conduite, il tiiclie d"en.seigner

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