‹ LucrèceChapitre 76 sur 98 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

AGNÈS

Quoi !

PHILlI'l'E.

C'est la paix, Agnès, qu'il est venu conclure.

AGNÈS

La paix! Que dites -vous!

PHILIPPE

Oui. .le nu' suis soumis.

.T'ai demandé pardon, moi, le Roi; j'ai promis, Sachant que la croisade est le rêve du pape , Que, s'il voulait lever l'interdit qui nous frappe. J'irais en Terre -Sainte, et m'acheminerais En tête d'une armée équipée à mes frais. Ah ! la querelle ainsi n'eût pas été vidée , Si j'avais donné suite à ma première idée ! Mais tes larmes tombaient sur mon cœur amolli, Et ton repos, Agnès, m'a commandé l'oubli.

AGNÈS

Et le pape voudi'a? IN'est-ce pas?

l'HILIPPE.

Je suppose Que l'envoi du légat n'a pas une autre cause. Je cachais cet espoir, quand on pou^ait douter; Mais pourquoi le légat, si ce n'est pour traiter?

- AGNÈS

Oui, c'est vrai! je le crois! C'est chose bien prouvée!

Pourquoi reviendrait-il? C'est vrai! Je suis sauvée !

Je renais; je respire avec ravissement.

Quand je songe... ô mon Dieu !.. Mais le ciel est clément;

Il voulait m'éprouver par cette pénitence,

Et ma docilité me >aut ma récom[)ens('.

Quel bonheur! te Aoilà! Je te verrai demain,

Après - demain , toujours !

fiO ACTK III.

PHILII»1»E.

Ail! le IcL'at romain

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