‹ Lucrece tragedie en cinq actes et en versChapitre 48 sur 62 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Ce foyer solitaire, où nul bruit de gaîté Des lares paternels n’émeut la gravité;

Ces corbeilles, ce lin, la lampe sérieuse,

Qui dérobe au sommeil l’heure laborieuse,

Et d’où Pallas, aimant à descendre sans bruit Près de l’huile employée aux travaux de la nuit. S’étonne, et, vous voyant et si sage et si belle , Craint qu’on n’adore un jour une Pallas nouvelle. Que vous dirai-je enfin? Plein d’un respect pieux, Je me crois dans un temple occupé par des dieux, Et vous m’apparaissez, dans la foule divine, Comme une reine auguste, et dont le front domine.

Lucrèce.

Mais mon mari, Sextus, vous venez en son nom. Parlez de mon mari ; que veut-il ?

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