IN MEMORIAM
11 faut être si pur, pour que de la Patrie ARR à Vous donniez à nos vœux l’éternelle splendeur... R Nous vous en prions donc, par Jésus et Marie, | Seigneur, ne jugez pas avec toute rigueur...
NTELLE- | À Fe ; Her Dieu de miséricorde, entendez la prière tel ; # Que font monter vers vous l'espoir et l’amitié. sn TM
wi Pardonnez à ce fils, victime tendre et chère! , 4 ? ie
Père, soyez clément ! Seigneur ayez pitié ! 5 de |
Novembre, 1888. "oi.
PIERRES PRÉCIEUSES
PIERRES PRÉCIEUSES
RTE Vou ESSAI DE FABLIAU
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Vous eussiez vu la chatelaine, w Les * Comme elle y mettait de l’entrain, : |
Pour montrer à cette vilaine
Tous les joyaux de son écrin.
La pauvre paysanne était toute surprise :
Penser qu'un seul coffret contînt pour tant d’écus !
Voir toutes ces beautés, les palper à sa guise, Décem
Les rouler dans ses mains ! Elle n’y tenait plus. — Foi de meunière,
Ces diamants, cette topaze et ces brillants, Cette rivière,
Ont dû goûter des prix exorbitants ! °
— Très cher, en effet ; j'étais jeune fille,
Quand j'eus les premiers de tous ces bijoux,
Tiens, ces plus anciens viennent de famille,
Les autres, plus beaux, sont de mon époux.
— Rapportent-ils, au moins, quelque somme légère ?
= Un profit, ah bien ! non, et c’est tout le contraire !
Chaque hiver, je les fais remonter, nettoyer, Et, pour être à la mode, il faut toujours payer.
PIERRES PRÉCIEUSES
C’est drôle, et pourtant, moi, j'ai deux pierres de même, Elles coûtent bien peu, mais me rendent beaucoup. C’est un don de mon père, et, ma foi, je les aime Mieux qu'aucune autre pierre ; on a chacun son goût. Vous les appelez, ma bonne Thérèse !
L'autre souriait, de plaisir et d’aise, Et répondant, d’un air malin :
“ Les deux pierres de mon moulin.”
Elle était sage, la meunière :
Profitons bien de la leçôn :
L’agrément n’est que secondaire,
Aimons l’utile, à sa facon:
Décembre, 1888.
POUR NE PLUS REVENIR
POUR NE PLUS REVENIR
CHANSON— Air : Il m'adorait, etc.
11 m'aimait tant ! Oh ! serais-je capable De l'oublier, lui que j'avais compris !
Je l’aimais tant ! et je fus bien coupable !
Je pleurerai ce funeste mépris !
Il m'entourait d'affection si tendre !.
Gardera-t:il, au moins, mon souvenir ?. ..
À tant d'honneur je ne saurais prétendre :
Il est parti pour ne plus revenir !
IT
Il est parti, j'ai chassé son image, Pour en placer une autre dans mon cœur...
: Pourtant, ce cœur au sien rendait hommage Et l’acclamait, autrefois, son vainqueur !
A l'étranger livré sans résistance, ‘
Ce cœur, hélas ! que va-t-il devenir ?.,..
Eh ! sil allait, doutant de ma constance, Fuir aussi lui pour ne plus revenir !
POUR NE PLUS REVENIR
Livrée, alors, sans la douce espérance, A mon destin, à mes regrets cuisants, Je me dirais, au sein de ma souffrance ; J'ai, par ma faute, éloigné deux amants, Ce souvenir assombrira ma route
Et me rendra pénible l'avenir...
L'un pour oubli, l’autre vaincu du doute...
Ts sont partis pour ne plus revenir ! !
Décembre, 1888.