POUR SA FÊTE
: Si c'était la saison où la rose marie ve Ses charmes aux beautés dn tendre et frais jasmin, Si je pouvais eucillir dans la vaste prairie | | Ces ravissantes fleurs qui tentent notre main ;
J'aurais vite tressé la couronne fleurie
Pour te couronner reine, au moins jusqu’à demain. Je te dirais : reçois, petite sœur chérie,
D'un chevalier qui t'aime, un hommage sans fin.
La térre est engourdie, en son sein tout sommeille. . … 11 neige encore aux champs, l’aquilon souffle encor. Hélas ! cette saison, c ’est la saison de mort.
Un noble sentiment, pour toi, dans mon cœur veille- Sous les rudes autans comme aux doux jours d'été, : C'est la sœur de l’amour, le durable amitié !
Mars, 1886.
À L'AMOUR Enfant, l’on me vantait les biens de ton empire, Douceurs, grâces, beautés, snille abiraite À La Sie : Hélas ! j'ai tant souffert, laisse-moi te le dire :
Ls pcr*ent du Poison les traits de ton carquois !
Tu m'avais transpercé de tes flèches de flarame, Petit tyran, aimé du Pauvre adolescent !
Ces traits c'étaient Pour moi le regard d’une femme Son sourire Vainqueur, son chaleureux accent !
dA;à
Et je m'abandonnais en toute confiance, 1 1%
| Comme on aime à
. Je me livrais trop tôt : ma plus douce espérance . À dû s’évanouir, et j'ai su le tourment !
Mais va, fils de Vénus, 1
amitié pure et sage - Sait consoler parfois d'u
n amour insensé, Puisqu’il est temps encor, j'en ferai mon partage, Et le suprême espoir d’un pauvre cœur blessé ! Avril, 1886.
Vingt ans j'aimais éperdument ! *