‹ Lueurs d'aurore [microforme]Chapitre 42 sur 95 · EPITHALAME · texte numérisé non relu

EPITHALAME

RONDEAU : A UN JEUNE COUPLE AMI C’en est donc fait de ce brillant mirage Qu'offre à nos yeux cét inconnu, demain ; Enfin, le nœud sacré du mariage,

Ce rêve aimé, caressé du jeune âge,

Vous réunit, cœur à cœur, main à main.

Adieu l'espoir en l’avenir lointain !....

Réalité, ton conseil est plus sage :

A toi, l'Amour les livre, ce matin.

C’en est donc fait !

Mais votre sort n’est pas sans avantage ! !!

Deux cœurs aimants s'aiment bien davantage,

Quand le Ciel veut eonsacrer leu: destin.

Et lorsque enfin, ils entrent en ménage Leur vrai bonheur n’en est que plus certain.

C’en est donc fait !

Mai, 1889.

A MA MÈRE

A MA MÈRE

EN MÉMOIRE DE MM GÉDÉON BENJAMIN DENAULT, NÉE LÉOCADIE-CAROLINE-DELPHINE COURSOL, LE 16 Mat 1833, À BEL&IL, pécéDéE SUBITEMENT A VALLEY-

; FIELD, LE 21 Mar 1889.

oi

Ma mère, où donc es-tu, que mon regard se lasse, Et cherche, en vain, partout, la trace de tes pas ? Où donc es-tu partie, as-tu franchi l’espace ; Ne dois-je plus jamais te revoir ici-bas ?.

Qu'est devenu cet aimable sourire Que tu laissais sur tes lèvres errér ?

De désespoir mon pauvre cœur soupire, Mon œil, hélas ! n’a pu le rencontrer !

Al i

ge, 4 RCE Ah ! c’est que ma vue, ET Pour te retrouver

| Doit percer la nue !

Je voudrais voler. .

Vers le ciel limpide Je m’élancerais, D’une aile rapide, . ..

Et je t'y verrais !. ..

Page 1