JOLIE
D Juin, 1889.
VOTRE COUVILNT
Tel est mon huemble sentiment :
J'aime votre coquette feuille.
En sa faveur, faible argument ?
Tel est mon humble sentiment.
Je l'aime, et si sincèrernent,
Qu'il n’est bien que je ne lui veuille !
Tel est mon humble sentiment,
J'aime votre coauette feuille. %
94 SÉPARATION
| Vous | Docil SÉPARATION Re Puis- COMPOSÉ, SUR DEMANDE, POUR “UNE FINISSANTE ” Du M D'un MONT SAINTE-MARIE Le k Oh!
Il en coûte partir, quand on laisse en arrière En q Uné fämille aimée, une famille entière, Et je Qui vous voit avec peine échapper de ses bras, !. Qu'er
Et vous dit, en pleurant, ces tendres mots, tout bas : ‘ Reste, ne t'en vas pas, Ô notre chère aînée | Merc ‘ Quoi ! tu nous quitterais ! Nous t’avons tant aimée |
Pour Et la mère, à son tour, vient mêler des accents , " * + Merc Qui vous brisent le cœur, à ceux de ses enfants : ‘ Ah! ma fille, où vas-tu, si loin de mes tendresses, L Cont . # D'un hasard inconstant rechercher les caresses ?... ! : A Que ” . . + " e . . s . . . D . , . È . C2 ÿ Mais, au cadran divin, l’heure vient de sonner, Con Et ses, coups, dans mon cœur qu'ils frappaient en cadence, Æ Pour Ont répand l’émoi, je dois me 1ésigner À Lai Et, mon Dieu, je me livre à votreProvidence.
: | L’ém Vous le savez, Seigneur, ce n’est pas de non choix Qu'il
Que je fuis, aujourd’hui, tant d’affections chères ; Il n’a rien moins fallu, Maître, que votre voix, Pour m’enlever si vite à mes sœurs, à mes mères! |
SÉPARATION
Vous me voulez ailleurs pour vous servir encor : Docile à votre appel, j'obéis sans faiblesse
Puis-je bien espérer d’y retrouver trésor
TE’ DU D'une égale valeur à celui que je laïsse ? Oh! mon cœur ést ému, de notre ‘ Alma Mater ” En quittant, pour toujours les routes parfumées, Et jamais de ma vie, il n’aura tant souffert, Qu'en vous disant adieu, mes mères bien-aimées. AS :
Merci de tant de soins, dont le doux souvenir, imée ! : :
; Pour toujours, va me suivre à travers ma carrière. Merci : vous avez su, tendrement, me munir . F 4 sses, Contre bien des dangers trop méconnus naguère. S ? HE LA . . \ La LA Que vous dirais-je, à vous que je nommais mes sœurs ; . Là
M Comment vous exprimer ce qui naît dans mon âme f. . cadence, | Pour ce faire, ma langue a.trop peu de douceurs,
Laissons dire le cœur, lui-même le réclame.
L'émotion le dompte, .… il se tait. : .croyez bien * Qu'il réservait pour vous de bien aimables choses,
Mais vous l’aurez compris, car c’est un fait certain,
. Lescœurs s'entendent mieux quand les bouchessont closes,
Fe
SÉPARATION
A l'heure dite, au rendez-vous Quand vous serez toutes venues, Priez pour moi qui, lôin de vous,.
Vais courir des mers inconnues.
Enfin, adieu,
Mes douces mères !
Trop aimé lieu,
Mes sœurs très-chères !.
Adieu !
Juin, 1889.
LE JOUR DES ADIEUX
LE JOUR DES ADIEUX