A MON AFFECTIONNÉE
‘“ Ce que j'aime en tes yeux fermés, ! Et : ‘ C’est leur fraîcheur qui désaltère. :
‘ Qu'ils dorment bien, ces yeux aimés, & Qué ‘“ Ces yeux les plus purs de la térre !
‘ Ce que j'aime en tes yeux fermés,
& C’est leur doux et grave mystère. de Cas Fusrer,. Laiïs je ct 4 j Je £ Te souvient-il encor, quand ton âme s'envole Q à À ue Vers le passé d'hier, 2n un rêve enchanté, Te souvient-il encor, ma douce bénévole, Jan
Que le ssmmeil, un jour, t’a prise. . .à mon côté ?...
Il montait de la rue un refrain monotone ;
Tu souffrais de la t:te — oh ! c'était ennuyeux ! — Puis, pour nous engourdir, une bise d'automne... Une molle langueur s’'abattit sur tes yeux.
Que d'efforts courageux pour dompter la uature, Pour nier l'évidence, enfant, je me souviens ! Mais, même contre toi, vaillante créature,
Tu peux m'en croire, elle a de:suprêmes moyens. .
É SOMMEIL | 107 ja
Il fallut bien: céder : sur tes yeux pléius de charme Ta paupière tomba, . . Moi, j'en étais jaloux : | Et j'aurais rêvé d'être une petite larme Pour m’enfouir avec eux dans cet écrin si doux. RP .
Je vis, derrière un cil, s’éteindre l'étincelle Qui sait changer un cœur en un brillant foyer ; : fermés,
ésaltère. 1 Et, tout bas, j’enviais la soyeuse prunelle eux aimés, !
e la térre !
fermés À
nystère. D Tu dormais !...et sur toi l’aimable quiétude Fusrer,
Que des feux enivrants, toujours, font scintiller.
Laissait, bien doucement, planer son aile d’or !... Je goûtais, près de toi, si bien, ma solitude Que j’y serais toujours si tu dormais encor ! !
Janvier, 1890.