A MON AIMABLE CONFRÈRE ET AMI M. JULES SAINT-ELME
31 DÉCEMBRE 1891 -— ler JANVIER 1892
Adieu quatre-vingt-on2e à ton dernier matin ! Vorci quatre-vingt-douze avec ses mille choses, Ses frimas pour l'hiver et pour l'été ses roses
Et ses grappes de fruits pour octobre lointain.
Saluons son aurore et faisons lui sourire, Comme au jeune bébé si longtemps attendu.
Cet hommage muet nous sera-t-1l rendu ?
Nul ne peut le prévoir, nul ne saurait écrire /
Canadiens, qui gardez le culte des aïeux, C'ette aurore est l'amour et l'amour c'est vos Âmes, Temples saints de constance, inoubliables flammes, Qui font trembler la voix et qui mouillent les yeux !
Puisse le Monde, un jour, enfin, changer de face ! Puisse, 6 grande cité, qu'un des nôtres fonda,
La vieille Gaule étre une avec le Canada, \ L'Algérie a ciel bleu, la Lorraine et l'Alsace !
Vous qui les murmurez, ces mêmes noms chéris,
Qui nous ont fait verser bien des larmes amères, Sachez que votre sang est le sang de nos mères, Mes de Montréal et Français de Paris!
Léon pe La MORINERIE.
Era Sen
TE
. Mars, 1891.