‹ Lueurs d'aurore [microforme]Chapitre 68 sur 95 · FIN DE SAISON · texte numérisé non relu

FIN DE SAISON

Le soleil, bientôt, va fondre la glace ;

Voici de l’hiver les derniers beaux temps ; E oo: De son froid manteau la nature est lasse, .

Tout subit ton charme, Ô tendre printemps !

Le plaisir achève, Avril vous menace i Allez, sillonnez, fleuves, lacs, étangs,

Là, gais patineurs, sylphes de l’espace, Alertes de jambe et de cœur contents.

Avant que la brise à la chaude haleine Ne vienne amollir la liquide plaine. .

Dansons du patin la ronde d’adieu !...

Puis, en frêle esquif, balancés sur l’onde, Aux douces clartés de Phebé, la blonde, :

Bénissons toujours les dons du bon Dieu ! !

(COMPLIMENTS D'ANNIVERSAIRE, AU ‘ MONDE ILLUSTRÉ à

‘L'homme déjà sort de l’enfance Alors qu’à ce terme arrivé ‘T1 voit poindre l'adolescence

A plein cœur aspirant la vie,

Que je visite si souvent, ue Pts + Tu sus te montrer raisonnable, É Rare marmot, dès en naissant.

HUITIÈME ANNÉE 139

HUITIÈME ANNÉE

Et le beau temps qu'il à rêvé.

T1 ne demande qu’à grandir, ‘Et sent déjà, dans son envie,

‘Qu'on s'améliore à vieillir.

“Mais on a coutume de dire :

Sept ans, c’est l’âge de raison ; A part ça — je le die sans rire, —

Tu subis la comparaison. .

De fait, cher journal, hôte aimable,

*HUITIÈME ANNÉE

Ta santé gaie et vigoureuse, Source de joie à tes parents, De ton enfance vertueuse

Nous fournit d'assez sûrs'garants.

Toujours guidé par la sagesse, Modeste, et puis toujours prudent, Te voilà fort de ta jeunesse,

A l’âge où l’homme est un enfant.

Va, sans faiblir, poursuis ta course Vers l’âge mûr et ses succès ; Tâche un peu d’arrondir ta bourse

Pour en verser dans nos goussets. ..

Tes parrains brûlent d’un beau zèle, A moitié désintéressé :

Si je le dis, ami fidèle,

Tu n’en vas pas être froissé.

Sept ans de toutes nos tendresses

Gratis, nous sûmes t’entourer.

N'est-il point temps que tes caresses

S'en viennent nous rémunérer ?. . \

HUITIÈME ANNÉE

En tous cas, dans ce jour de fête,

L'intérêt n’est pas en son lieu ; Au nom de tous je te souhaite Tous les meilleurs dons du bon Dieu !

Mai, 1891.

Se ere en — sue ; E 5 o

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