‹ Lueurs d'aurore [microforme]Chapitre 90 sur 95 · COURAGE · texte numérisé non relu

COURAGE

nsemble semble ?

A UNE JEUNE FILLE POÈTE Notre âme à parfois de folles tristesses, Dont on ne saurait dire la raison ; Mais un cœur chrétien de ces petitesses rm .. Doit savoir franchir le morne horizon.

me, a 1 Ai:

ï Votre âme s’afflige, et vos yeux la blessent, nime :

A voir tout en noir malgré la saison ; sl La mort la poursuit de froides caresses, ji 8, Le

Quand le monde entier entre en floraison... ‘

Prenons bien la vie avec sa souffrance, Et sans gaspiller la sainte espérance

Pour approfondir nos chagrins divers. "1

Refoulez, ma sœur, ces peines étranges :

| Haut ! les cœurs chrétiens, qui doivent être anges, l Q . ® | 1 Parmi tous les deuils de notre univers ! 40

Avril, 1892.

SUR UN PORTRAIT

SUR UN PORTRAIT

A MA GRACIEUSE ‘CO-SŒUR” MELLE JEANNE HEILMANN, DE LA ‘‘PATRIE,” À PARIS

Ces traits enivrants, que chacun admire,

Me font savourer votre doux portrait,

Ils font un frisson passer sur ma lyre,

Ces traits enivrants que chacun admire.

C’est à redouter un tendre délire !...

Mais je dois et veux être bien discret.

Ces traits enivrants que chacun admire Me font savourer votre doux portrait.

Je vous dis : merci, de toute mon âme,

Pour ce gage heureux de fraternité :

Contre l’âpre sort suave dictame.

Je vous dis : merci, de toute mon âme.

C’est votre attribut, Ô très noble femme, D'unir au talent grâces et beauté.

Je vous dis : merci, de toute mon âme,

Pour ce gage heureux de fraternité.

SUR UN PORTRAIT

Je voudrais pouvoir bien mieux reconnaître L’excès de faveur dont vous me comblez $ Maïs craindrais, aussi, de trop vous connaître... Je voudrais pouvoir bien mieux reconnaître.

Cet humble carton, miroir de mon être, Tout l’heur est pour moi, si vous l’accueillez. en de . Je voudrais pouvoir bien mieux reconnaître

L’exces de faveur dont vous me comblez.

Avril, 1892.

Nes

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