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; ] HOMMAGE À MONSEIGNEUR J. M. EMARD, ÉVÊQUE DE ] SALABERRY DE VALLEYFIELD
Sur la falaise à pic où le ressa: se forme,
Sur le rocher désert, au dos morne et rugueux,
Que vient battre à grands coups de sa vague difforme,
Quand sa rage le prend, l'océan furieux,
Près des traîtres récifs qui sommeillent sous l’onde,
Le nautonier perdu voit une clarté blonde Reluire;soudain à ses yeux :
Le phare malgré l'ombre et malgré la tempête,
Garde, en sa quiétude, une âme toujours prête
A sauver tous les malheureux.
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Sur le roc de saint Pierre, —en vain l'océan gronde
Et s’acharne à saper ses flancs toujours vainqueurs, — 4 ‘
Se dresse un phare aussi, qui répand sur le monde L
Une lumière intense illuminant les cœurs.
L'Église peut mourir, croît le méchant, peut-être...
I1 l’étouffe en un lieu. ..Mais, miracle ! il voit naître Son culte, sa croyance ailleurs.
Plus il veut l’obsceurcir, moins son éclat s’altère ;
Astre pur qui répand aux confins de la terre .
Ses rayons, ses douces chaleurs.
Et sous son influence, ainsi qu’on voit éclore Et sourire la plante au grand soleil d'été,
S'élancent maints rameaux dont la splendeur décore
Le vieil arbre du Christ, en sa fécondité !
QUE DE Et le catholicisme embrassant l'étendue
A frappé de stupeur l’âme froide, éperdue,
De la jalouse impiété.
e, Pour chaque nouveau champ du Père de famille difforme, L’ouvrier est choisi parmi cent, entre mille : Monseigneur vous l'avez été !...
onde, Gloire à votre mérite ! A la vigne fertile Le) 2
Dont l’abondance va redoubler sous vos soins, Bonheur ! Pas même un cep qui n’en doive être utile, Pas une grappe d’or qui ne vienne aux besoins. Chacun admirera les fruits de votre ouvrage, Ouvrier de la foi : le sublime héritage
ronde Sera plus grand, qui l'était moins !
ueurs, — + L’espérance du Père en vous fut bien placée,
onde Et tous vos dévoûments à la tâche embrassée
En vont être les purs témoins !
tre...
à Pour les œuvres du bien votre sollicitude, It naître Monseigneur, qui n’a point ressenti ses faveurs !
La jeunesse, ce soir, vous dit sa gratitude, (1) Et combien d’obligés y joindraient leurs ferveurs !
(x) Cette pièce fut lue par l’auteur dans une séance pubiiqué du Cercle Ville-Marie, dont il est membre actif. Mgr Emard, l’évèque-élu de Valleyfield, présidait
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Au Cercle on gardera, noble ami, la mémoire
De votre sympathie : elle fait notre gloire;
Elle nous vaut bien des honneurs !
Vous acclamant bien haut- pour vous bénir, ensemble Avec vos nouveaux fils, que pouvons-nous, ce semble ?
— Vous souhaiter mille bonheurs ! !
Tous nos vœux à l’Elu de Dieu, de la Patrie,
Que le Ciel réservait aux destins glorieux :
Du petit séminaire à la chancellerie,
Des écoles de Rome aux splendeurs des Saints Lieux !
Qu'il vous porte bonheur, cet égard magnanime,
D’avoir tous les premiers, du sort qui vous anime Rendu vos vieux parents joyeux !.,.
Près de vous dévouer pour le salut des autres,
Porte-drapeau du Christ, héritier des apôtres,
Que vos travaux soient bien heureux !
Avril, 1892