I.'U.E DIO l'kMPEREUR
— Un château en l'air du \'or)vœrts. {i'ik, de Berliri, seiilcinbic 1908. )
* Colle iiuagti parlaiilc. puisque l lle de I Kinpercur, canard lancé par le journal socialiste
\ orii<:iTl.s\ aUecIo elle-inêiue. dans si nlier, lu forme de ce volatile, lait allusion à une
histoire amusa peridaid un cerlain lern i)s les Berlinois et donna même naisijanco à de \i(.leiiles |iolémli|ues, à des brochures, à des farces 1 /)o.v.sv'/i ) et à des salii-es (notauuiient : Die hnisn -liisrl, f/uie l:rr licrlidw, lliwilshuis l'hnnlltnxi,'). I.c I V./-,7/.-e;-/.v a\ait publie une loir^U(\ desciipliou d'un chi'deaii (pie (luillauuie 11 aurail eu. soi-disaid. l'iidenliou de faire construire dans un(^ il(5 piès de t'olsdaui. V.» cette île solitaire, il se serait retire, connue Louis II (le liaviére, (mi ne laissant appi'ochei- de lui personne. Cette histoire serait sortie b)ulec()Mslruile, i)araîl-il, de la cei velle d'un architecte, qui avait vu là jjour lui matière a une réclame peu banale.
mot de l'Empereur Guillaume le Grand ? — Non, nous ne savons pas. — Son mot, c'était : J'ai jamais le temps d'être fatigué. Et le mot de son fils, le pauvre Frédéric III, le savez-vous ? — Non, nous ne savons pas. — Je vais vous le dire : « Souffrir et se taire. « Maintenant, mes enfants, savez-vous le mot de Guillaume II ? — Non, nous ne savons pas. >>
Là-dessus Kasperl se tait un moment, pour qu'on ait encore plus envie d'entendre : « Je vais vous le dire, mais ne le répétez pas, ça me ferait des embêtements, il n'est pas commode, le petit ! — Parlez, parlez, nous ne dirons rien. — Eh bien ! voilà, son mot, c'est : Dis donc, ma femme, as-tu préparé ma valise ? »
Et, en effet, le petit fut si peu commode que le soir les gendarmes attrapaient le pauvre Kasperl qui en eut pour six mois.
A la même question, il est vrai, un journal de Munich, Die Auster (L'Huître), répondait nettement, sans ambage : Oui, pour nous en aller dans un pays où l'on puisse mieux respirer.
Les dix-huit ans d'Empire.... français, alors : les dix-huit ans durant lesquels on ne put pas respirer !
Si bien que la vraie solution pourrait bien avoir été donnée par le Kladderadatsch esquissant l'enveloppe extérieure de l'Empereur et mettant à la place du visage un point d'interrogation ^ — procédé point nouveau il est vrai, et déjà employé pour Napoléon IIL
De la sorte, il est loisible à chacun de trouver sans chercher et les apparences sont sauves.
Et comme si le rapprochement n'était point suffisant, au As-tu vu Latnbert ? des Parisiens de 1869, voici que succède le As-tu vu Guillaume ? des Berlinois de 1900.
Décidément, l'histoire est un perpétuel recommencement.