ÉCLAIRANT MONDE
Vignette de U. Avelot.
{Le Rire, igoS.)
CARICATURES DES DIFFÉRENTS PAYS
— Reproduction de la couverture d'un numéro du journal L'Assiette au Beurre, entièrement consacré à Guillaume.
* Cotte image ngure ici pour donner un des types de l'Empereur représenté sous la forme] de l'aigle prussien.
« LUI
Banditisme, ivrognerie, gâtisme, ce sont là les moindres qualités qu'une certaine presse illustrée se l'ait un plaisir de prêter à l'Empereur. Bien beau encore si on ne le représente pas en horrible soudard, sur le pont du Hohen^ollcrn, passant son temps -à se griser.
Sur ces thèmes. Ton brodera à Tintini.
Et le plus terrible, c'est que ceux qui se permettent de raisonner, ceux qui voudraient pouvoir apporter remède à cet état d'animosité
aigûe entre les deux pays, se voient l'objet des mêmes attaques, des mêmes insultes.
.Iules Simon va-t-il a Berlin ; cette caricature lui colle sur la tête un casque prussien, le c;isque dont elle ne cesseia d'alTubler, de coiffer l'eminent homme d'Etat qui fut Jules Ferry.
Le sage Ribot, luimême, eut son casque a pointe. Pour lui apprendre, sans doute, à être anglophile, — crime non moins grand, puisque d'après ces excellents patriotes, on ne saurait être bon l'^rançais sans s'afhrmer le phobe de tout le monde I Vraiment, dans un siècle, ceux qui voudront — s'il en est — parcourir ces images auront peine à s'expliquer pareille abondance de casques prussiens. Pour nous, déjà, cela demande quelques instants de réflexion, tant l'apaisement commence à se faire, tant ce passé nous apparaît lointain, vis-à-vis d'un présent plus impartial, moins haineux surtout, qui a fait dej louables efforts pour parvenir jusqu'à l'homme, afin de le mieux pouvoir apprécier, moralement et physiquement.
IJv CUNCKRl' DE PEKIN
— L'Empeioiir aUemand a décidé de coiiliiiiiei' à Joiinla chansonnette ; « Le prestige représejite 5o o/o de la puissance. »
(Fiin, de Londres, 1898.)
CARICATURES DES DIFFÉRENTS PAYS
Le reître, l'ennemi-né, le Prusco, le Boche, comme on pouvait le lire sur certaines légendes, a heureusement disparu. Au soudard a succédé le souverain très moderne, que l'on s'est efforcé de voir sous ses jours multiples, artiste, fantaisiste, musicien, que sais-je ! — et si le côté de la mise en scène et du décor paraît avoir, surtout, prédominé, c'est qu'en réalité l'Empereur allemand est bien l'homme de la pompe extérieure, dans toute son expression.